
Lorsqu’il est question de nourriture, les chats peuvent se montrer très difficiles. Si votre compagnon semble bouder les repas sur lesquels il se jetait auparavant, cette astuce simple pourrait changer la donne.
Des expériences révélatrices
Afin d’explorer les mécanismes de ce rejet chez les félidés, les chercheurs ont recruté 12 chats domestiques et les ont privés de repas pendant 16 heures. À l’issue de cette période de jeûne, les animaux se sont vu présenter successivement six « plats ».
Lorsque les gamelles contenaient strictement la même nourriture, les chats mangeaient de moins en moins à chaque service, d’une durée de 10 minutes, bien qu’ils aient manifestement faim. Davantage de variété impliquait une consommation alimentaire plus importante. Une tendance corroborée par une expérience impliquant cinq plats identiques, et un sixième différent.
Les auteurs de l’étude, publiée dans la revue Physiology & Behavior, ont constaté que la simple odeur d’un aliment nouveau se traduisait par une augmentation significative de la prise alimentaire, même lorsque les repas présentés étaient les mêmes. « L’arrêt prématuré de l’alimentation chez les chats domestiques est étroitement lié à des facteurs olfactifs plutôt qu’à la seule satiété physiologique », écrivent-ils.
Connu sous le nom de « satiété sensorielle spécifique », un phénomène similaire avait été précédemment documenté chez l’Homme. L’analyse de scanners cérébraux avait permis de le relier à une diminution de l’activation des circuits de récompense dans le cortex orbitofrontal, et donc à une perte de plaisir.

Racines évolutives
Bien que les mécanismes en jeu restent à ce stade flous, les chercheurs évoquent des racines évolutives lointaines. Alors que les chiens, descendants des loups, qui évoluaient en meutes, ont tendance à se gaver, les chats mangent des portions réduites à intervalles réguliers, ce qui pourrait refléter le mode d’alimentation de leurs ancêtres sauvages, solitaires et connus pour consommer de petites proies plusieurs fois par jour.
Ainsi, briser cette accoutumance olfactive via l’incorporation d’aliments nouveaux pourrait permettre à un chat amaigri, notamment à la suite d’une maladie, de reprendre rapidement du poil de la bête, et la renforcer, de réduire significativement la prise alimentaire chez un animal en surpoids.
Précédemment, des chercheurs avaient révélé la meilleure façon d’attirer l’attention d’un chat.
Par Yann Contegat, le
Source: IFL Science
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