© Netflix – Le Serpent / YouTube

Nous vous l’annoncions il y a peu : Netflix sortira le 2 avril 2021 une mini-série articulée autour du Serpent, de son vrai nom Charles Sobhraj. C’est l’occasion de revenir sur l’histoire de celui qui est surnommé The Bikini Killer.

De petits larcins au trafic de drogue

Charles Sobhraj est né à Saïgon en 1944, d’un père indien et d’une mère vietnamienne. Un jour, sa mère se remarie avec un officier français et laisse son fils au Viêt-Nam avec son père. Bien que Charles soit très jeune, il a alors 3 ans, son père ne s’en occupe pas et le laisse vagabonder dans les rues. En 1951, Charles arrive à Marseille pour vivre avec sa mère. Malgré l’éducation stricte de sa mère, Charles commence à commettre des petits vols, des cambriolages jusqu’à ses 19 ans, où il fait un premier séjour en prison. A sa sortie, il rencontre celle qui deviendra sa femme, Chantal Compagnon.

Après quelques années dans le droit chemin, Charles Sobhraj commet d’autres vols. Ayant peur d’une nouvelle condamnation, il s’envole donc pour Bombay dans les années 70. Là-bas, il continue de voler et de cambrioler, et ses victimes favorites ne sont autres que les touristes hippies. Puis, quelques années plus tard, il rencontre Marie-Andrée Leclerc qu’il persuade de le rejoindre en Thaïlande. Tous deux, avec la complicité d’Ajay Chowdhury, continuent d’agresser les touristes, et se lancent dans le trafic de pierres précieuses et d’héroïne. C’est alors que Charles Sobhraj drogue ses victimes pour les voler.

Meurtres en série du Bikini Killer

A la même période, les corps de touristes occidentaux sont retrouvés sur les plages de Thaïlande. En effet, Charles Sobhraj commit son tout premier meurtre sur la personne de Teresa Knowlton. Charles raconte les faits lors d’une interview avec Richard Neville. Une nuit de 1975, il invita la jeune femme dans une boîte de nuit de Pattaya, il mit un sédatif dans son verre, l’emmena sur la plage, la revêtit d’un bikini et l’étrangla. Il affirma l’avoir tuée, car il n’aimait pas les drogués, et qu’elle était une dealeuse. Ce qui lui valut le surnom de « The Bikini Killer ».

© Netflix – Le Serpent / YouTube

Durant toute cette année, Charles Sobhraj commit d’autres meurtres. Aujourd’hui, il est toujours soupçonné d’avoir tué neuf personnes en Asie, dont Vitali Hakim, Stéphanie Anne-Marie Parry, ainsi que Heinricus Bintanja et Cornelia Hemker, et Laurent Carrière et Connie Jo Bronzich. Presque tous ont séjourné à Kanith House, la maison de Charles.

La naissance du « Serpent »

En 1976, Charles Sobhraj est arrêté en Inde, avec Marie-Andrée. Seulement, ils arrivent à s’enfuir. De retour en Thaïlande, l’enquête sur les meurtres de « The Bikini Killer » avance, grâce à Herman Knippenberg, secrétaire à l’ambassade des Pays-Bas. Herman Knippenberg arrive à persuader les autorités thaïlandaises de perquisitionner Kanith House. En vain. Charles Sobhraj et Marie-Andrée Leclerc quittent au plus vite la Thaïlande. Une deuxième perquisition à Kanith House met au jour les passeports et journaux ayant appartenu à Heinricus Bintanja et Cornelia Hemker, un couple de Hollandais.

Le couple se tient tranquille pendant quelque temps. Puis, il arrive à persuader Mary Ellen Eater et Barbara Sheryl Smith de dépouiller d’autres touristes avec lui. Seulement, cela va mal tourner. En effet, alors que Charles Sobhraj et ses complices ont réussi à persuader une vingtaine de touristes français de prendre des médicaments contre la dysenterie, il se fait arrêter. Il est alors enfermé à la prison de New Delhi, et jugé pour le meurtre de Luc Salomon. Il arrivera à s’y échapper en droguant un gardien. Il est vite recapturé et condamné à 10 ans supplémentaires, ce qui le fait échapper à son extradition en Thaïlande, où il risque la peine de mort.

Si Charles Sobhraj est connu sous le nom du « Serpent », c’est grâce à sa faculté innée de manipuler les gens. En effet, il déclara lors d’une interview : « Tant que je peux parler aux gens, je peux les manipuler. » Mais ce surnom lui vient aussi de son aisance à échapper à la justice.

Retour en prison

En 1997, Charles Sobhraj est libéré de la prison de Tihar en Inde. Il retourne donc en France, où il négocie toutes les interviews et photos. Il aurait même réussi à obtenir un contrat de 15 millions de francs pour un film inspiré de sa vie. Malheureusement, alors qu’il est de retour au Népal en 2013, Charles Sobhraj est condamné à la prison à vie pour deux meurtres. Aujourd’hui, il est toujours enfermé. Mais cela ne l’empêche pas de rêver de faire un documentaire retraçant sa vie en Asie.

Par ailleurs, Herman Knippenberg n’a jamais réussi à le faire extrader vers la Hollande pour qu’il soit jugé des meurtres d’Heinricus Bintanja et Cornelia Hemker. Quant à sa complice de toujours, Marie-Andrée Leclerc, elle fut condamnée à six ans de prison en Inde, avant d’être libérée en 1983, pour des raisons de santé. Elle décéda d’un cancer des ovaires en 1984.

La mini-série Le Serpent, retraçant la vie de Charles Sobhraj en Asie, et le combat d’Herman Knippenberg pour le faire arrêter, sortira le 2 avril sur Netflix.

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