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Le changement climatique établit une nouvelle série de records, de l’atmosphère à l’océan

Océans de plus en plus chauds et acides, air plus pollué, concentrations de gaz à effet de serre...

― Minko Peev / Shutterstock.com

Ces dernières années, l’évolution du changement climatique est suivie de près par les scientifiques du monde entier. Il y a quelques jours, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a sorti un rapport sur l’état du climat dans le monde au cours de l’année dernière.

Quatre marqueurs majeurs du changement climatique

Ce nouveau rapport indique que les quatre marqueurs majeurs du changement climatique, à savoir la concentration des gaz à effet de serre, l’élévation du niveau de la mer, le réchauffement et l’acidification des océans, ont battu de nouveaux records en 2021.

  • Chaque année, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère continuent d’augmenter. Elles ont augmenté de 149 % par rapport au niveau préindustriel. D’après les données fournies par une station de surveillance basée à Hawaï, elles ont atteint 416,45 parties par million (ppm) en 2020, 419,05 ppm en 2021 et 420,23 ppm en 2022.
  • Quant au niveau de la mer, il a augmenté en moyenne de 4,5 millimètres par année entre 2013 et 2021, soit environ le double du taux d’augmentation entre 1993 et 2002. D’après les experts, ce phénomène s’explique par la fonte des calottes glaciaires.
  • En ce qui concerne le réchauffement des océans, de fortes vagues de chaleur ont été observées dans une grande partie des eaux en 2021. De plus, le réchauffement atteint désormais plus de 2 000 mètres de profondeur.
  • Enfin, comme l’océan absorbe un peu moins du quart des émissions de gaz carbonique d’origine anthropique, son acidification est inévitable. Un rapport du GIEC indique que « la valeur du pH de surface en haute mer est actuellement la plus basse depuis au moins 26 000 ans et que les taux actuels de variation du pH atteignent des niveaux sans précédent depuis au moins vingt-six millénaires ».
— ribeiroantonio / Shutterstock.com

Des solutions proposées par l’ONU

« Ceci démontre une fois encore la réalité des changements provoqués par les activités humaines à l’échelle planétaire, sur terre, dans les océans comme dans l’atmosphère », a indiqué l’Organisation météorologique mondiale dans son rapport.

Selon les experts, ces nouveaux records seront probablement battus dans les prochaines années. Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, propose ainsi des solutions pour accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Il propose notamment d’arrêter les subventions pour les combustibles fossiles, de multiplier les investissements dans les énergies renouvelables, de supprimer les formalités administratives, de sécuriser l’approvisionnement en matières premières pour les technologies d’énergies renouvelables et faire en sorte que ces technologies deviennent des biens publics disponibles au niveau mondial.

— PHOTO JUNCTION / Shutterstock.com

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  • C’est toujours pareil, tout dépend du point de départ …. En fait ces constats ne remontent que depuis que l’on mesure les paramètres du climat de la même manière qu’aujourd’hui, c’est à dire une bonne cinquantaine d’années, ce qui n’est rien comparé à l’existence de notre planète.