Aller au contenu principal

L’exposition aux cuisinières à gaz augmente le risque de cancer, selon une étude

Même éteints, ces appareils peuvent exposer à certaines substances toxiques

cuisinière à gaz
— Vova Shevchuk / Shutterstock.com

Le tabagisme est un danger pour la santé des fumeurs, mais également pour leur entourage, notamment en raison du tabagisme passif. Mais il existe une forme d’exposition passive qui pourrait être encore plus dangereuse que le tabagisme passif : l’exposition au benzène des cuisinières à gaz.

Le benzène est le principal responsable du problème

Même s’il existe aujourd’hui de nombreux types de cuisinières, la gazinière reste un élément indispensable de la cuisine dans de nombreux foyers. Dans la mesure où elle est utilisée correctement et avec un minimum de précaution, on peut dire que la cuisinière à gaz est un appareil qui ne présente apparemment aucun danger. Mais, au-delà des apparences, il pourrait pourtant être utile de se méfier de cet appareil. Selon une étude réalisée par les chercheurs de l’université Stanford, l’exposition aux produits chimiques émis par les gazinières serait pire que le tabagisme passif.

En effet, d’après les résultats de l’étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, l’utilisation des cuisinières à gaz dans les foyers augmente considérablement l’exposition au benzène, un produit chimique notoirement connu pour être lié au cancer du sang. Pour aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont mené l’enquête auprès de 87 foyers en Californie et au Colorado en 2022. Ils ont constaté que le simple fait d’utiliser une gazinière ou un four à gaz au-delà de 175 °C augmentait les taux de benzène dans l’environnement immédiat.

Dans tous les cas, l’augmentation des taux de benzène observée était pire que les taux d’exposition dans des cas de tabagisme passif. Et dans certaines maisons, les cuisinières à gaz ont augmenté la concentration de benzène à des niveaux supérieurs aux normes sanitaires établies. Par ailleurs, les chercheurs ont également constaté que les émissions de benzène des cuisinières à gaz pouvaient migrer dans d’autres pièces en dehors de la cuisine, exposant tous les membres du foyer à ce produit chimique nocif.

cuisinière à gaz
— Chepko Danil Vitalevich / Shutterstock.com

Quelles options pour se protéger de cette menace ?

Les scientifiques ont également précisé que même les maisons disposant de hottes aspirantes n’étaient pas hors de danger, dans la mesure où l’efficacité de ces appareils s’est avérée limitée dans la réduction des taux de benzène ainsi que d’autres polluants. La seule bonne nouvelle étant que les chercheurs n’ont trouvé aucune trace de benzène sur les aliments qui ont été cuits à l’aide d’une cuisinière à gaz. Très certainement, des mesures doivent être prises face à cette menace silencieuse et méconnue présente dans de nombreuses maisons.

D’après les scientifiques, le meilleur moyen de minimiser les risques est de faire en sorte que la maison – en particulier la cuisine – soit bien aérée. « Une bonne ventilation aide à réduire les concentrations de polluants, mais nous avons constaté que les hottes étaient souvent inefficaces pour éliminer l’exposition au benzène », a déclaré Rob Jackson, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. Ainsi, avoir les fenêtres ouvertes dans la cuisine et dans les autres pièces de la maison reste l’une des meilleures options. Une autre option particulièrement efficace consiste à migrer vers l’usage d’une cuisinière électrique.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: Earth.com

Étiquettes: ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • aberration totale , encore une info pour nous vendre des appareils électrique, pour faire peur aussi et malheureusement des gens vont y croire, triste monde perdu

  • Je brûle environ 15 kg de butane par an , et sa depuis 1980 , aucun problème pour l’instant et je ne suis pas du tout inquiet car leur étude comme souvent oublie de préciser les dosages qui sont généralement beaucoup plus élevé que ce que l’ont respire durant toute une vie. Et vive le gaz qui me permet de cuisiner pour 40€ par an .