© the Philadelphia Museum of Art

Après huit décennies, un bouclier italien volé par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale sera bientôt restitué à la République tchèque. Un accord a été conclu par le Philadelphia Museum of Art (PMA) et l’Institut national du patrimoine de la République tchèque.

Une ancienne propriété de l’archiduc François-Ferdinand

Le bouclier en question a été fabriqué vers 1535 en Italie. Sa décoration est attribuée à l’artiste italien de la Renaissance Girolamo di Tommaso da Treviso. Il n’a jamais été utilisé au combat, mais représente un objet historique important. Cette pièce représente un épisode des guerres puniques. Il appartenait notamment à l’archiduc François-Ferdinand, dont l’assassinat en 1914 a déclenché la Première Guerre mondiale. A l’époque, il était conservé dans le château de Konopiště.

Il a ensuite été retiré du château lorsque les nazis ont occupé la Bohême et la Moravie, deux décennies plus tard. Ces derniers auraient projeté de l’exposer au Führermuseum, un projet de musée allemand gigantesque situé à Linz, en Autriche, et imaginé par Adolf Hitler pour accueillir les plus grandes œuvres. Cependant, il a finalement été expédié au Philadelphia Museum of Art en 1976.

Un excellent exemple en matière de restitution

Quarante ans après l’acquisition du bouclier par le musée américain, son directeur Timothy Rub a reçu un message de la République tchèque. Un chercheur du gouvernement à Prague indiquait notamment dans ce message que le bouclier faisait partie de la collection d’armes et d’armurerie de l’archiduc François-Ferdinand au château de Konopiště.

Lundi dernier, des représentants du Philadelphia Museum et des responsables tchèques – dont Naděžda Goryczková, la directrice générale de l’Institut national tchèque du patrimoine – ont annoncé que le bouclier serait restitué à la République tchèque. Cette dernière a indiqué dans un communiqué que l’institut attendait avec impatience le retour du bouclier.

« Après huit décennies, le bouclier va enfin rentrer chez lui, à l’emplacement qu’il avait autrefois occupé pendant des années au sein du château de Konopiště », a indiqué de son côté Lubomír Zaorálek, ministre tchèque de la Culture, soulignant qu’il s’agit d’un excellent exemple en matière de restitution.

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