Rendre le permis de conduire moins cher et son passage plus rapide était l’un des projets du gouvernement depuis début 2019. Mercredi 19 février 2019, Bruno Le Maire (ministres des Finances), a donc signé un décret qui validera l’application dès le 1er juin d’un “nouveau contrat-type”, qui permettra par exemple aux personnes désirant passer le permis de conduire de comparer les différentes offres des auto-écoles : ainsi, il sera possible d’observer une compétition plus équilibrée entre les écoles, au nombre de 12 700 en France. 

LA RÉFORME DU PERMIS DE CONDUIRE PAR LE GOUVERNEMENT

La réforme du permis de conduire s’est amorcée en mai 2019 grâce à Edouard Philippe, qui voulait réduire son coût de 30 %. Bruno Le Maire (ministre de l’Économie et des Finances) affirme que “le permis de conduire est vital pour des millions de Français. S’il est trop cher, cela constitue une barrière à l’emploi, notamment pour les jeunes. Son coût moyen est aujourd’hui estimé entre 1.600 et 1.800 euros, pour 35 heures de conduite. » Le chômage des jeunes est effectivement toujours un problème au sein de notre société.

L’année dernière, le gouvernement avait proposé beaucoup de mesures pour réformer le permis, les voici :  

  • Il sera possible de passer le permis de conduire et de faire de la conduite accompagnée dès 17 ans
  • Le temps d’apprentissage sur simulateur sera augmenté : il passera de 5 à 10h
  • Apprendre à conduire sur des voitures à boîte automatique sera privilégié. 

Cette réforme s’accompagnait d’autres mesures fortes comme le fait que la préparation au code et le passage du permis de conduire soient gratuits pour tous les jeunes engagés dans le Service national universel. Elle s’engageait également à faire en sorte que le temps d’attente pour passer l’examen soit réduit, notamment grâce à une inscription directement possible en ligne. 

— Nejron Photo / Shutterstock.com

LE CONTRAT-TYPE EN QUESTION

Ce contrat-type a été conçu par le Conseil de la consommation, composé notamment de personnes représentant leur auto-école mais également des associations de consommateurs. ”Il empêchera certains professionnels de facturer des frais interdits ou dissimulés, comme les frais de dossier en cas de changement d’auto-école », a déclaré Bruno Le Maire, lors d’une rencontre avec la presse.

De surcroît, il obligera les écoles de conduite à donner une définition transparente et précise des forfaits ou des unités de leçons de conduite qu’elles proposent. Prochainement, le gouvernement est également censé mettre en place un site où il sera possible de faire des comparaisons entre les différentes offres des auto-écoles : on pourra y trouver leurs tarifs et leur taux de réussite.

Christine Baratelli, qui représente le MEDEF, estime que ce nouveau contrat permettra « d’assainir le marché, et de sécuriser les choses sur le plan juridique ». Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) considère que la création d’un tel contrat est positive. Raphaël Bartlomé, qui représentait UFC-Que Choisir mercredi dernier, estime que le contrat-type est “satisfaisant”.

Mais ce projet a toutefois quelques détracteurs. Ainsi, le président de l’Union nationale des indépendants de la conduite (UNIC), Philippe Colombani, plein de doutes, s’est exprimé en défaveur de celui-ci. « Quand on sait que la marge d’une entreprise d’auto-école est de 10 %, on ne sait pas très bien comment on va faire (pour diminuer le coût de 30 %) », déclare-t-il. 

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