Depuis l’Antiquité, la pratique de l’avortement existe et est un fait de société plus ou moins cadré. Or, malgré son omniprésence à travers l’histoire et parmi les différentes sociétés qui ont traversé les siècles, l’avortement est resté la plupart du temps mal vu, sinon interdit et pénalisé. La première société à en faire mention est la Mésopotamie antique en 1750 avant Jésus-Christ, dans un texte retrouvé à Babylone et que l’on peut désormais voir au musée du Louvre.

Au cours des siècles, trois raisons majeures expliquent pourquoi les sociétés interdisent l’avortement. En premier lieu et dans la mesure où le père de famille était le seul détenteur de l’autorité parentale, et comme il avait le droit de vie ou de mort sur ses enfants, l’avortement était interdit à ce titre, puisque la femme en interrompant sa grossesse lui retirait ce droit. Deuxièmement, beaucoup de sociétés interdisaient l’avortement dans la mesure où elles considéraient que cet acte était beaucoup trop dangereux pour être effectué. En effet, à l’époque, les méthodes abortives étaient rudimentaires et peu sécurisées : fumigations vaginales, pommades à base de plantes irritantes, sport intensif et dangereux, pressions et massages sur le ventre, privation de nourriture, insertion dans le vagin d’objets constellés de produits irritants pouvant causer des ulcères vaginaux… L’avortement était donc peu recommandé et les personnes le pratiquant pouvaient être condamnées à mort si la parturiente décédait des suites d’un tel acte.

Finalement et avec l’expansion du christianisme en Europe, l’interdiction de l’avortement a été motivée par des questions de morale, les écrits de la Bible affirmant qu’un tel acte était contre nature. Les femmes pratiquant des avortements, sages-femmes ou guérisseuses, étaient accusées de sorcellerie. A ce jour, l’avortement est autorisé dans la plupart des pays occidentaux, mais dans le reste des pays où il est encore interdit, les conditions des femmes pour avorter sont très précaires et mettent leur santé en danger. Tous les jours dans le monde, une femme meurt toutes les 9 mn d’un avortement clandestin. Environ 25 000 avortements à risque sont pratiqués chaque année.

Cette vidéo passionnante et pleine de renseignements prouve à quel point la légalisation de l’avortement est essentielle : en effet, cette pratique a toujours existé malgré les interdits. Seulement, lorsque l’avortement est autorisé, les conditions sanitaires sont beaucoup plus adéquates et mettent beaucoup moins en danger la vie de la mère, car plus l’avortement est clandestin, plus il est à risque.

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Monique VRINS
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Monique VRINS

Très intéressant et bien documenté mais la présentatrice est assez pénible. Gesticule, fait des grimaces. Est-ce nécessaire ? Etonnant de voir une sorte de cruche bien nunuche qui pourtant explique bien de manière claire. Il est difficile à croire qu’elle soit l’auteure de la recherche. Le travail gagnerait en crédibilité… Lire la suite »