7 femmes astronautes qui ont marqué l’Histoire de la conquête spatiale

7 femmes astronautes qui ont marqué l’Histoire de la conquête spatiale

A l’occasion de la journée de la Femme, découvrez les grandes figures féminines qui ont marqué l’histoire de la conquête spatiale. Astronautes américaines ou spationautes russes, médecins, scientifiques ou éducatrices, ces portraits de femmes ne vous laisseront pas indifférents.

VALENTINA TERECHKOVA

Valentina Terechkova est la première femme à être allée dans l’espace. Cette cosmonaute soviétique venait d’une famille pauvre. Après des études limitées, elle commence à travailler dans une usine de textile. Cependant, sa passion depuis le plus jeune âge pour le saut en parachute fera d’elle une candidate idéale au projet spatial. Elle est sélectionnée par le parti le 16 février 1962, les autorités mettent bien sûr en avant son historique prolétaire, où son père, un héros anonyme de la Seconde Guerre mondiale, même si ses connaissances apprises en autodidacte étaient suffisantes.

SA NAVETTE DÉCOLLE ALORS QU’ELLE N’A QUE 26 ANS, CE QUI FAIT D’ELLE LA PLUS JEUNE FEMME À ÊTRE ALLÉ DANS L’ESPACE

Sa navette décolle le 21 mai 1959 alors qu’elle n’a que 26 ans, ce qui fait d’elle, jusqu’à aujourd’hui, la plus jeune femme à être allée dans l’espace, c’est Gherman Titov qui détient ce record avec un voyage à l’âge de 25 ans. De plus, comme elle ne faisait pas partie du corps militaire, elle est la première civile à avoir quitté la Terre. Son voyage dure trois jours, durant lesquels elle tournera 48 fois autour de la Terre. A ses nombreux records s’ajouta alors le plus long vol solitaire pour un astronaute ou un cosmonaute à l’époque. Malgré le succès de cette mission, il faudra attendre 19 ans avant qu’une femme soviétique ne rejoigne le programme spatial.

Elle deviendra ensuite un membre éminent du parti communiste grâce sa popularité. Pour l’anecdote, alors qu’elle était finaliste pour le programme avec Valentina Ponomariova, la balance pencha en sa faveur lorsqu’à la question : « Qu’attendez-vous de la vie ? », elle répondit : « Je soutiendrai sans faillir le Komsomol et le Parti communiste ».

SALLY RIDE

Sally Ride est la plus jeune et la première astronaute américaine à voyager dans l’espace en 1983, à l’âge de 32 ans. Elle participe à deux missions spatiales en tant que spécialiste de mission. L’objectif était de déployer des satellites et de réaliser des expériences pharmaceutiques. Elle est d’ailleurs la première personne à utiliser un bras robotique pour récupérer un satellite devenu obsolète. Après sa carrière dans la NASA, elle s’oriente vers l’éducation et créé notamment un programme pour éveiller l’intérêt pour la science chez les enfants. Elle écrit d’ailleurs des livres de vulgarisation scientifique.

 

CHRISTA MACAULIFFE

Christa MacAuliffe à gauche et Barbara Morgan à droite, sa doublure qui reprendra le flambeau du programme « A teacher in Space » plus de 10 ans après

Le destin de Christa MacAuliffe est sûrement l’un des plus tragiques de ce classement, mais aussi de l’histoire de l’exploration spatiale. Christa est née à Boston en 1948, dans une famille modeste et observe en rêvant la naissance des programmes spatiaux. Jeune, elle rêve d’en faire partie. Mais ses plans ne se déroulent pas vraiment comme prévu et la jeune femme devient professeur d’histoire dans le lycée de la petite ville de Morningside dans l’État du Maryland avant de déménager dans le New Hampshire. En plus de l’histoire, du droit et des leçons civiques, elle créé un cours sur « la femme américaine ».

UN DESTIN TRAGIQUE

En 1984, alors que la guerre de l’espace bat son plein, Ronald Reagan lance un projet éducatif avec pour objectif d’envoyer un professeur dans l’espace afin d’y donner des leçons. La NASA recherche alors un civil, doué en pédagogie, mais avant tout, « une personne normale ». Christa voit sa chance et postule au job avec 11 000 autres personnes.

Elle est finalement sélectionnée et devient une réelle star, qui rappelle à l’Amérique l’importance des professeurs et de l’éducation. En plus d’expériences basiques qui lui ont été confiées par la NASA, elle devait réaliser plusieurs cours qui seraient diffusés en direct à la télévision, en plus d’une visite guidée de la station spatiale. Après un entraînement d’un an et un engouement populaire rare dû à ses apparitions médiatiques, elle prendra place dans la navette Challenger le 28 janvier 1986 mais elle ne verra jamais l’espace puisque la navette explosera 73 secondes après le décollage. L’accident diffusé en direct à la télévision laissera une marque indélébile dans l’esprit des américains.

 

MAE JEMISON


Mae Jemison a marqué l’histoire de la NASA en étant la première noire à aller dans l’espace. Originaire de l’Alabama, elle grandit à Chicago et entre à l’Université de Stanford alors qu’elle n’a que 16 ans. Rien ne semble arrêter l’ambition de cette jeune femme qui décroche ce qui correspond à une licence en ingénierie chimique.

ELLE EST LA PREMIÈRE PERSONNE NOIRE À ÊTRE ALLÉE DANS L’ESPACE

Elle étudie également l’histoire des cultures afro-américaines avant d’obtenir son diplôme de médecine en 1981. Elle s’engage ensuite auprès du Corps de la Paix et participe à de nombreuses missions humanitaires en Afrique de l’Ouest. Elle est finalement sélectionnée pour entrer dans le programme de la NASA en 1987. Elle participe notamment au premier vol après l’échec de la mission Challenger.

Elle finit par démissionner en 1993 pour s’engager plus activement dans le rayonnement des sciences, notamment auprès des jeunes et crée une entreprise dont l’objectif est d’aider à intégrer la technologie dans le quotidien. Grande fan de Star Trek, ce serait le personnage de Uhura qui l’aurait inspirée dès son plus jeune âge pour aller dans l’espace. Elle fera d’ailleurs une apparition dans la série Star Trek The Next Generation en 1993.

KALPANA CHAWLA

Kalpana Chawla a été la première femme d’origine indienne à voyager dans l’espace. Après avoir émigré aux États-Unis pour ses études, elle est sélectionnée par le programme de la NASA en 1994. Durant sa première mission, elle participe au déploiement d’un satellite. Elle participe ensuite à une seconde mission pour la Station Spatiale internationale en 2003. Elle réalisera de nombreuses expériences, notamment dans le domaine de la microgravité ou de la sécurité des astronautes. Malheureusement, au retour de cette mission, la navette est abîmée au moment de l’entrée en orbite. La navette est détruite avant l’atterrissage, ne laissant aucun survivant. Elle reçoit de nombreuses distinctions posthumes de la part de la NASA et du gouvernement américain.

 

CLAUDIE HAIGNERÉ

Claudie Haigneré à bord de la Station spatiale internationale

CLAUDIE HAIGNERÉ EST LA PREMIÈRE FEMME FRANÇAISE À ÊTRE ALLÉE DANS L’ESPACE

Première française à être allée dans l’espace, Claudie Haigneré est médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique mais aussi docteur en neurosciences. Après avoir obtenu son bac à 15 ans, elle s’oriente d’abord vers la médecine. Elle entre dans l’histoire de l’aventure spatiale en rejoignant le CNRS à Paris en étudiant notamment l’adaptation des systèmes sensori-moteurs en microgravité. Son premier vol spatial se fera, le 17 août 1996, à bord de la station orbitale russe Mir. Ses expériences seront principalement sur la biologie et la science de la matière.

ANNE McCLAIN

Pour terminer, parlons un peu de l’avenir avec Anne McClain. Elle commence sa carrière militaire à Académie de West Point avec un diplôme en Ingénierie mécanique, suivi d’études en ingénierie aérospatiale. Elle est pilote d’hélicoptère de combat avant d’adhérer au groupe 21 de la NASA. Au moment de sa sélection, elle est la plus jeune astronaute dans l’histoire de la NASA. Aujourd’hui, elle se prépare pour ses futures missions et si les programmes actuels se déroulent comme prévu, elle est une candidate idéale pour le premier voyage vers Mars.

Si dans la grande histoire de l’aventure spatiale, les hommes ont la part belle, ces femmes ont su s’imposer et parfois même inspirer les femmes qui feront l’avenir de l’exploration de l’univers.

Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent.

— Ken Loach