La jolie histoire du jour nous vient de chez France TV info. Elle raconte le parcours d’un enfant de 9 ans du nom d’Arthur Soufflet qui, touché par le sort des sans domicile fixe, met son art au service de la charité. Une initiative exemplaire.

 

Une vocation au service de la charité 

C’est au jeune âge de trois ans, que le très jeune Arthur prend conscience de sa chance et de la misère d’autres. En vacances avec ses parents à Saint-Malo, il rencontre un SDF pour la première fois, et est bouleversé par la situation.

 » J’étais très triste pour lui car nous avions un foyer et lui non. J’ai voulu l’aider ». La maman d’Arthur raconte : « Une personne était assise par terre et faisait la manche. Tous les passants l’évitaient. Arthur nous a demandé ce que faisait cette personne. On lui a expliqué que c’était un pirate qui avait perdu son bateau. Le SDF a joué le jeu, imitant un pirate. On lui a donné quelques pièces. »

Bouleversé par le fait que certaines personnes passent la nuit dehors, le petit garçon se met alors à poser énormément de questions à propos des sans domicile fixe. « On lui a toujours répondu sans porter de jugement sur les gens, en disant que l’on pouvait leur dire bonjour, s’intéresser à eux car ce sont des êtres humains avant tout ».

Le déclic et l’idée de peindre pour la bonne cause lui viennent d’un séjour à Saint-Tropez, où il découvre alors les artistes qui peignent dans la rue. Après avoir proposé de donner à des associations l’intégralité de ses économies, il se décide alors à peindre pour la bonne cause.

 

La peinture comme gagne-pain

Pour réaliser ses projets caritatifs, Arthur a dû s’équiper et acheter du matériel de peinture. Les amis et la famille furent ses premiers acheteurs, mais au fur et à mesure le garçon a connu une popularité en hausse, lui permettant d’agrandir son public … et ses gains !

Fort de son succès après des expositions à la médiathèque, dans une rencontre artistique et dans un restaurant, il a pu exposer récemment dans une vraie galerie d’art à Douai, dans le Nord. Une exposition qui lui aurait permis de récolter près de 500 €, pour aider les gens dans le besoin. Un succès peu étonnant quand on constate les progrès du jeune artiste : ses toiles vendues auparavant 50 centimes ou un euro valent aujourd’hui pour certaines plus de 50 € !

L’objectif ? Acheter des produits de première nécessité pour ceux qu’il appelle ses amis. Sandwiches, gants, gâteaux sont donc le genre de produits que le petit Arthur tient à distribuer lui-même aux sans abris. Il s’arrête même volontiers pour partager une sucrerie avec certains, ceux qui acceptent sa compagnie. Dans le cas contraire, il comprend la situation et s’adapte au refus des personnes isolées.

« Mon fils n’a pas d’ego, déclare sa mère, Il y a beaucoup de médiatisation autour de lui mais il reste lui-même. Il est enthousiaste d’aller voir ses amis dans la rue. Pour lui se sont des êtres humains avant d’être des sans-abri. »

Un exemple de toile peinte par Arthur

 

Des projets multiples 

Mais l’imagination du jeune garçon ne s’arrête pas là et pour la bonne cause, les idées sont nombreuses. Il a par exemple au maire de Cambrai d’installer une armoire à dons ainsi qu’un micro-ondes en accès libre dans la ville. Faute de réponse du maire, Arthur a décidé d’utiliser une armoire et de la transformer en meuble solidaire itinérant.

Le but final ? Une contribution globale des commerces de proximité, des restaurants, des galeries d’art ainsi que des particuliers qui pourraient « y déposer nourriture et vêtements chauds que nous redistribuerions ».

Une bonne action très concrète, qui prouve qu’il n’y a pas d’âge pour faire preuve de générosité et aider son prochain.

© Facebook

 

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