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Vous êtes-vous déjà demandé si cette beuverie occasionnelle faisait vraiment du mal ? Une nouvelle étude apporte une réponse claire : oui. Les chercheurs ont découvert que la consommation excessive d’alcool, même une seule fois, présente un risque beaucoup plus élevé de maladie du foie qu’une consommation modérée et constante.

S’enivrer de temps en temps est plus dangereux qu’on ne le pense

Depuis des décennies, les impacts de la consommation d’alcool sur la santé font l’objet de nombreux débats et les lignes directrices sur le sujet évoluent constamment. Même si les dangers d’une consommation excessive d’alcool sont bien établis, une nouvelle étude met en lumière une distinction cruciale : la façon dont on boit de l’alcool compte autant que la quantité totale d’alcool qu’on a bue sur le long terme. Et si l’on pense qu’une soirée à s’enivrer de temps en temps est sans conséquence grave sur la santé, c’est loin d’être le cas.

En effet, une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université d’Oxford et de l’université de Cambridge a révélé qu’une seule nuit de consommation excessive d’alcool est pire pour la santé qu’une consommation modérée constante. D’après les résultats de l’étude publiée dans la revue Nature Communications, les buveurs excessifs occasionnels sont trois fois plus susceptibles d’avoir des lésions au foie que les personnes qui boivent un verre de boisson alcoolisée quotidiennement.

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Le risque est encore plus élevé pour ceux qui souffrent de diabète de type 2

Pour aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont analysé des informations recueillies d’environ 312 000 adultes issus de la base de données de l’UK Biobank. À l’origine, l’objectif de l’étude était de déterminer les impacts des habitudes de consommation d’alcool, de la prédisposition génétique et du diabète de type 2 sur la probabilité de développer une cirrhose du foie ou toute autre maladie du foie. Il a été constaté que ces trois facteurs augmentaient tous les risques de développer une cirrhose du foie.

Plus précisément, les résultats ont montré que les personnes qui se livrent à une consommation excessive d’alcool à un moment donné de la semaine sont trois fois plus susceptibles de développer une cirrhose liée à l’alcool que celles qui boivent modérément tout au long de la semaine. Notons qu’une consommation excessive d’alcool est équivalente à 12 unités ou plus d’alcool par jour, ce qui correspond à au moins quatre pintes de bière blonde forte ou six verres de vin standard.

Ce risque est quatre fois plus élevé pour les personnes ayant une prédisposition génétique et deux fois plus élevé pour les diabétiques de type 2. « De nombreuses études portant sur la relation entre les maladies du foie et l’alcool se concentrent sur le volume d’alcool consommé. Nous avons adopté une approche différente en nous concentrant sur les habitudes de consommation d’alcool et avons constaté qu’il s’agissait d’un meilleur indicateur du risque de maladie du foie que le volume seul », a ainsi conclu Linda Ng Fat, auteure principale de l’étude. Par ailleurs, que se passe-t-il vraiment dans votre corps quand vous buvez de l’alcool ?

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