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L’entreprise aérospatiale européenne a révélé trois concepts d’avions à même de couvrir de longues distances sans produire d’émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.

« C’est un moment historique pour l’ensemble du secteur de l’aviation commerciale »

Alors qu’une étude internationale a récemment établi que l’aviation représentait 3,5 % de l’ensemble des activités humaines contribuant au changement climatique, Airbus envisage un avenir plus propre pour l’industrie aéronautique commerciale, où l’hydrogène alimentera les avions (régionaux) zéro émission de demain. Désireuse de se placer à l’avant-garde de l’effort de décarbonisation de l’industrie aéronautique, la compagnie, qui table sur la mise en service du premier avion alimenté à l’hydrogène à l’horizon 2035, a récemment dévoilé trois concepts d’appareils ZEROe.

« C’est un moment historique pour l’ensemble du secteur de l’aviation commerciale et nous avons l’intention de jouer un rôle de premier plan dans la transition la plus importante que cette industrie ait jamais connue », a estimé Guillaume Faury, PDG d’Airbus.

« Les concepts que nous dévoilons aujourd’hui offrent au monde un aperçu de notre ambition de conduire une vision audacieuse pour l’avenir du vol zéro émission. Je suis fermement convaincu que l’utilisation de l’hydrogène – à la fois dans les carburants synthétiques et comme source d’énergie primaire pour les avions commerciaux – a le potentiel de réduire considérablement l’impact de l’aviation sur le climat. »

Trois concepts prometteurs d’avions zéro émission

Le premier concept (partie inférieure droite du tweet ci-dessous) serait un turboréacteur, qui disposerait d’une autonomie de plus de 2 000 miles nautiques (3 700 km), et pourrait transporter entre 120 et 200 passagers. Les moteurs à turbine à gaz seraient modifiés pour fonctionner à l’hydrogène liquide, stocké dans des réservoirs situés derrière la cloison de pression arrière, au lieu du kérosène.

Pouvant transporter 100 passagers et utilisant également des moteurs à turbine à gaz modifiés, le second (partie supérieure droite) s’appuierait sur des turbopropulseurs, et serait dédié aux vols courts, avec une autonomie prévue d’environ 1 000 miles nautiques (1 852 km).

Sans doute le plus impressionnant visuellement parlant, le troisième concept (image de gauche) dévoilé par Airbus permettrait de transporter jusqu’à 200 passagers et serait pourvu d’un « corps à ailes mixtes ». Offrant de nombreuses configurations de stockage de carburant et d’aménagement de la cabine, il serait doté d’une turbine à l’arrière et disposerait d’une autonomie de plus 2 000 miles nautiques.

Une action décisive de « l’ensemble de l’écosystème de l’aviation » jugée nécessaire

Si de tels appareils contribueraient certainement à assainir l’atmosphère, il convient de noter que la production d’hydrogène peut varier du relativement vert (électrolyse de l’eau douce à l’aide de l’énergie solaire ou éolienne) au peu écologique (gazéification du lignite), les approches les moins « propres » se révélant évidemment les moins coûteuses.

Bien qu’il y ait des signes prometteurs pour la production d’hydrogène propre et vert dans les années à venir, Airbus reconnaît également que de nouvelles infrastructures de soutien pour une industrie aéronautique alimentée par l’hydrogène seront également nécessaires, notamment en augmentant la production d’hydrogène et en investissant dans les infrastructures de transport et de ravitaillement.

« Le passage à l’hydrogène, en tant que source d’énergie principale pour ces avions conceptuels, nécessitera une action décisive de la part de l’ensemble de l’écosystème de l’aviation », a ajouté Faury. « Avec le soutien des gouvernements et des partenaires industriels, nous pouvons relever ce défi pour développer les énergies renouvelables et l’hydrogène pour l’avenir durable de l’industrie aéronautique. »

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Nahash
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Nahash

Je préfère les engins développés par Reaction Engine Limited avec son moteur Sabre, plus grande autonomie, vitesse de pointe augmentée (mach 3 ou plus) et leur prototype de réacteur fonctionne déjà. Qui a dit que l’avenir devait forcément passer par Airbus ?