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La réalisation d’un tatouage peut comporter plusieurs types de complications. Parmi elles, les allergies sont l’une des plus fréquentes. Pour la première fois, des scientifiques internationaux ont mené une enquête sur le sujet, et ont ainsi révélé que les particules de métal des aiguilles utilisées pour tatouer pouvaient être à l’origine de complications.

Un nouveau facteur d’allergies aux tatouages

Depuis une vingtaine d’années, la profession de tatoueur, qui n’est d’ailleurs toujours pas reconnue par la loi française, connaît un regain de popularité. En 2003, une charte d’hygiène a été écrite par le syndicat national des artistes tatoueurs en collaboration avec des médecins de l’hôpital Rothschild à Paris. Cette décision a été prise afin de faire respecter des règles d’hygiène, et faire valoir une stérilisation permanente et systématique du matériel. Malgré cela, plusieurs cas d’allergie ou de réactions démesurées apparaissent régulièrement et interpellent certains chercheurs. Des risques d’infection peuvent exister. Certaines personnes peuvent également faire des réactions allergiques aux encres de tatouage.

L’enquête réalisée par une équipe internationale de chercheurs s’est intéressée aux aiguilles. Pendant qu’elles sont utilisées sur le corps du patient, elles font une brèche cutanée temporaire qui cicatrisera totalement au bout de quelques semaines. L’étude, qui a été publiée dans la revue spécialisée Particle and Fiber Toxicology, met en garde : « Les particules de chrome et de nickel provenant de l’abrasion d’aiguilles de tatouage migrent vers les ganglions lymphatiques. »

Concrètement, le nickel et le chrome contenus dans les aiguilles peuvent pénétrer dans le corps, provoquant des réactions d’hypersensibilité. Logiquement, ils peuvent jouer un rôle dans les allergies aux tatouages. Pour rappel, 18 % des Français de plus de 18 ans sont tatoués, d’après un sondage IFOP. En somme, c’est la première fois que le rôle des aiguilles est directement incriminé par une étude.

Des cas restreints

Comme en témoignent les scientifiques dans leurs conclusions, ce phénomène concerne surtout les tatouages en couleurs. En effet, contrairement aux tatouages conventionnels, ceux en couleurs contiennent (à travers l’encre) du dioxyde de titane. Pour l’encre noire, la différence est qu’elle se base sur du carbone, moins nocif. 

Bien évidemment, une seule étude ne suffit pas à affirmer une conclusion définitive. Inès Schreiver, l’auteure de l’étude, explique que ce sont des effets “à long terme”, et qu’il faudra d’autres études épidémiologiques pour voir les effets réels sur des décennies. De plus, rien à voir avec un manque d’hygiène, que ce soit de la part du tatoueur, ou de la personne qui se fait tatouer. En 2019, le tatouage est devenu une véritable mode, presque partout dans le monde. Certains pays ont ainsi révélé que jusqu’à 24 % de leur population était tatouée.

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Ca pose aussi des problèmes pour le dépistage du cancer car les particules de métal dans le réseau lymphatiques empêche les scanner PET-CT ET PET-IRM de faire la différence entre le traceur du genre FDG18 et les particules qui sont passées sous la peau et ce sont dispersées , tant… Lire la suite »