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Égypte : un poème grec et des incantations découverts dans une tombe vieille de 1 700 ans

« Écoutez, père ! »

Image d’illustration — diy13 / Shutterstock.com

Dans le sud-ouest aride de l’Égypte, des archéologues ont mis au jour une tombe antique vieille de 1 700 ans aux murs comportant une série d’incantations et renfermant une stèle gravée d’un poème en grec ancien.

Une structure funéraire typique de la période romaine égyptienne

Dotée d’un toit pyramidal, cette sépulture en calcaire remonte au IVe siècle de notre ère, correspondant à la période romaine égyptienne. Elle a été mise au jour lors de fouilles dans l’oasis de Dakhla, qui abritait alors l’ancienne cité de Mout (alors appelée Mothis).

Selon le communiqué du ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, la taille et la structure de la sépulture indiquent qu’elle était initialement destinée à un couple. Bien qu’elle soit dépourvue de restes humains, l’étude du mobilier funéraire et des différentes inscriptions indique que le défunt était probablement un juge, nommé Pisechtes.

Une série de quatorze marches permettait d’accéder à l’entrée de la tombe, ornée de différentes représentations mythologiques, comprenant le dieu des morts Osiris, deux cobras ainsi qu’un disque solaire. Un petit sanctuaire en briques crues, bâti au-dessus de celle-ci, suggère une réutilisation de la structure.

Parmi les objets découverts à l’intérieur, figuraient une table d’offrandes, un bassin de purification, une série de poteries et des pièces de monnaie. L’une d’entre elles était frappée du visage de l’empereur romain Constantin, dont le règne (306 à 337 de notre ère) a notamment été marqué par la reconnaissance du christianisme.

Poème grec et incantations hiéroglyphiques

Une petite plaque de pierre était gravée d’une « épigramme très littéraire, au style proche de celui des épopées d’Homère ». Dans ce court poème, le défunt est loué pour sa bonté et sa sagesse et érigé en modèle.

« Dans les derniers vers, Sarapion, le fils de Pisechtes, s’adresse à ce dernier en disant : ‘Écoutez, père !’, et lui demande d’accepter les libations funéraires et les offrandes de ses enfants en deuil », détaille l’historien grec Angelos Chaniotis. « L’utilisation de signes diacritiques, tels que les accents, suggère que l’auteur de l’épigramme était particulièrement instruit. »

Sur les murs de la tombe, les archéologues ont également identifié des inscriptions hiéroglyphiques. Destinées à protéger le défunt, elles comprenaient des extraits de l’Amdouat, relatant le voyage du dieu Soleil Rê dans le monde souterrain.

Précédemment, des archéologues avaient mis au jour en Égypte la tombe d’un « gardien des secrets » du roi et la sépulture d’un cheval, unique en son genre.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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