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Unique : découverte en Égypte d’une sépulture de cheval vieille de 3 000 ans

« Cette inhumation intentionnelle est révélatrice du statut de l’animal et illustre l’importance culturelle des chevaux dans l’Égypte antique »

— © Metropolitan Museum of Art / Wikimedia Commons

Dans le nord du pays, les fouilles d’une forteresse antique ont conduit à la mise au jour d’un témoignage unique en son genre de l’Égypte ancienne : une sépulture de cheval, remontant à plus de trois millénaires.

Inhumation rituelle

La découverte est intervenue à Abqaa, site fortifié sur la rive occidentale du delta du Nil. Érigée à l’époque du Nouvel Empire (1550 à 1070 avant notre ère), la structure visait à repousser les incursions de tribus libyennes hostiles dans la région stratégique des lacs, concentrant de nombreux pâturages et terres cultivées.

Selon le communiqué, la sépulture équine était celle d’un jeune mâle de taille moyenne. La présence de pièces d’attelage indique une inhumation rituelle. Jusqu’à présent, les principaux témoignages de la présence de chevaux dans la région se résumaient à des vestiges d’écuries, notamment mis au jour à Pi-Ramsès, capitale de l’Égypte sous les XIXe et XXe dynasties.

Si la localisation de la sépulture, au cœur d’une ancienne structure militaire, suggère qu’il ait pu s’agir de la monture d’un soldat, l’équipe archéologique rappelle que nous ne disposons d’aucune description antique d’un cheval de guerre égyptien. La découverte d’éléments typiques de l’harnachement des chevaux tirant des chars à Abqaa donne davantage de poids à cette seconde « hippothèse ».

« Nous disposons de très peu de restes de chevaux datant de l’ère pharaonique, ce qui rend la découverte de ce squelette complet d’autant plus extraordinaire », souligne Lonneke Delpeut, de l’université de Vienne. « Cette inhumation intentionnelle est révélatrice du statut de l’animal et illustre l’importance culturelle des chevaux dans l’Égypte antique, où ils ont contribué à redéfinir l’art de la guerre et la mobilité », ajoute Carolyn Willekes, de l’université de Calgary.

D’autres découvertes à Abqaa

Parmi les objets mis au jour lors des fouilles d’Abqaa, une tablette représentant un prisonnier portant la tenue traditionnelle des membres de la tribu libyenne antique des Meshwesh. « Son dos courbé et ses poings liés symbolisent sa soumission », détaille le communiqué.

Deux autres artefacts hiéroglyphiques évoquent respectivement Ramsès II, ayant régné de 1279 à 1213 avant notre ère, et son successeur, le pharaon Mérenptah (1213 à 1203 avant notre ère), dont la force était comparée à celle de Seth, divinité égyptienne à tête de chacal, notamment associée au désert et aux tempêtes.

Plus tôt cette année, des archéologues espagnols avaient annoncé la découverte d’une sépulture vieille de 2 700 ans, contenant les restes partiellement incinérés d’une femme et d’une mule.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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