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Nouilles cosmiques : la structure de l’Univers questionne un principe fondamental

« Ces résultats fournissent une preuve directe que la cohérence directionnelle persiste à des échelles plus grandes que celles prévues »

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— Kris Leov / Shutterstock.com

Sous-tendant notre compréhension de l’Univers, le principe cosmologique postule qu’à très grande échelle, il affiche une structure et une densité largement homogènes. Une idée qu’une nouvelle étude semble ébranler.

Le principe cosmologique

L’isotropie désigne le fait qu’un système présente le même aspect dans toutes les directions. Lorsque vous vous trouvez au coeur d’une forêt, le vaste éventail de formes de vie qui la composent est aisément perceptible, mais cette diversité devient beaucoup moins évidente si vous observez l’ensemble depuis un point donné.

Dans le même ordre d’idée, notre voisinage cosmique paraît hétérogène et unique, mais à une échelle suffisamment importante, il offrirait le même aspect dans toutes les directions. Une conception au coeur du principe cosmologique, sur lequel reposent les principaux modèles décrivant l’évolution de l’Univers.

Parmi eux, le modèle lambda de la matière noire froide décrit un cosmos dominé par l’énergie sombre et la matière noire, avec une composante de matière ordinaire, ou baryonique, dont sont constituées les étoiles et les galaxies.

Vu à travers le prisme de la relativité générale d’Einstein, il implique un maillage cosmique largement homogène à grande échelle. Mais des différences significatives concernant les taux d’expansion de l’Univers local et lointain suggèrent depuis longtemps que notre galaxie se trouve dans une poche de vide anormalement vaste.

— Alex Mit / Shutterstock.com

Structures persistantes

Récemment, un duo de physiciens italiens s’est appuyé sur la plus grande carte 3D de l’Univers, recensant des dizaines de millions de galaxies, ainsi que des outils statistiques avancés pour explorer les corrélations entre des objets situés à des distances variables. Il est rapidement apparu que la distribution galactique présentait des structures persistantes et uniques à l’échelle de milliards d’années-lumière. En d’autres termes : une toile cosmique remarquablement filamenteuse.

« Ces résultats fournissent une preuve directe que la cohérence directionnelle persiste à des échelles plus grandes que celles prévues dans le cadre standard, remettant ainsi en cause l’hypothèse de l’isotropie cosmique », écrivent-ils dans la revue Nature.

N’excluant pas la possibilité qu’il s’agisse d’une sorte d’artefact statistique, les chercheurs estiment que de futures données contribueront à confirmer cette structure beaucoup plus « nouilleuse » que prévu.

Il y a quelques mois, des observations avaient appuyé l’hypothèse que notre galaxie se trouve au cœur d’un vide de près d’un milliard d’années-lumière de rayon.

Par Yann Contegat, le

Source: Refractor

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