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Ormuz se referme, la guerre bouscule l’énergie fossile et révèle la vraie menace que pose le solaire

La guerre déclenchée le 28 février 2026 autour de l’Iran a ravivé un vieux réflexe : craindre la panne fossile. Pourtant, un autre mouvement avance. L’essor du solaire et de l’éolien dessine une sécurité énergétique plus locale et moins vulnérable.

Vue aérienne ultra-réaliste d’une vaste ferme solaire avec des rangées de panneaux photovoltaïques alignées sur un paysage rural sec sous un ciel bleu.
Des milliers de panneaux photovoltaïques s’étendent en lignes parfaitement ordonnées au cœur d’un paysage rural. Une image saisissante qui illustre la puissance visuelle et industrielle de la production d’énergie solaire à grande échelle. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Depuis le 28 février, Ormuz se referme et rappelle brutalement ce qu’un choc fossile peut coûter au monde

Depuis la quasi-fermeture d’Ormuz, les marchés ont changé de ton. Reuters rapporte une hausse de plus de 70 % du gaz européen depuis le 28 février. Le signal est simple : quand la route se bloque, la facture grimpe vite.

Ce n’est pas un accident local. Le détroit fait transiter près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole, de produits raffinés et de GNL. Dès qu’il se grippe, l’Asie paie d’abord. Ensuite, l’Europe et le reste du monde encaissent le contrecoup.

Le record de 2025 change l’échelle : 814 GW nouveaux font du solaire et de l’éolien une force mondiale

Le rapport publié par Ember le 18 mars 2026 avance un chiffre qui frappe. En 2025, le monde a ajouté 814 gigawatts ajoutés de capacités solaires et éoliennes. À ce niveau, ces filières ne jouent plus les renforts. Elles pèsent sur le système.

En cumul, l’éolien et le solaire dépassent désormais 4 térawatts installés. C’est un basculement discret, mais massif. Selon Ember, leur production a déjà évité l’équivalent d’environ 330 térawattheures d’électricité au gaz depuis le début du conflit.

Ember estime aussi l’économie potentielle à 40 milliards économisés. Ce montant reste théorique, mais il éclaire le débat. Chaque kilowattheure produit localement par le vent ou le soleil limite l’exposition aux cargos, aux détroits et aux ripostes militaires.

Les pays importateurs restent les plus exposés, et l’Asie du GNL apparaît aujourd’hui en première ligne

Le cœur du problème reste là. Environ trois quarts du monde vivent dans des pays importateurs nets de combustibles fossiles. Quand les routes maritimes vacillent, ces économies voient monter les coûts, les tensions budgétaires et la pression politique.

Pour le GNL, l’exposition se concentre surtout en Asie. Ember place Taïwan en tête avec 24 %. Le Japon suit à 20 %, devant la Corée du Sud à 17 %. La vulnérabilité touche donc des puissances industrielles majeures.

Le vrai tournant se joue maintenant : produire chez soi, stocker mieux, et desserrer enfin l’étau géopolitique

C’est là que le renouvelable change de nature. Il ne sert plus seulement le climat. Il réduit aussi le risque d’importation, surtout pour l’électricité. Plus un pays produit chez lui, moins il subit les cargaisons retardées, les embargos et les routes sous tension.

Le solaire avance aujourd’hui plus vite que l’éolien, et les batteries suivent enfin le rythme. Solaire, éolien, batteries forment désormais un trio décisif. Il s’installe vite, coûte moins qu’avant et évite les grands goulets du pétrole et du gaz.

Le message de ce printemps 2026 devient limpide. Les renouvelables ne règlent pas tout, mais elles amortissent déjà les chocs. Dans une crise où les navires comptent autant que les missiles, produire votre électricité sur place commence à ressembler à une assurance.

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