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Cette technologie repère les cellules cancéreuses en seulement 10 secondes !

La technologie avance à une telle rapidité qu’elle permet de faire des miracles. Si elle est efficace en matière de divertissement et de praticité, le milieu médical est aussi fan de celle-ci. A un tel point qu’un nouveau prototype révolutionnaire vient de faire son apparition : un « stylo » qui détecte les cellules cancéreuses en moins de 10 secondes. Révolutionnaire, on vous a dit.

 

Un concept simple et efficace

Alors qu’on vous avait présenté il y a plus d’un an un prototype similaire capable de zoomer à un niveau cellulaire, la technologie ici présentée est toute autre. Petit, compact et pratique, cet objet ingénieux de la taille d’un stylo analyse en seulement quelques secondes un échantillon de tissu humain afin de savoir s’il est cancéreux ou non.

Actuellement, pour déterminer si une cellule est cancérigène ou non, il faut extraire la zone dans laquelle elle se trouve et l’analyser. Les tissus autour se détériorent donc. Il faut ensuite congeler les échantillons extraits, ce qui les endommage. 30 minutes plus tard, le résultat est là. Mais pour certains cancers, le taux d’erreur de l’interprétation est entre 10 à 20 %.

Avec ce tout nouveau prototype, fini les approximations. Cette sorte de stylo est appliquée sur le tissu pendant 3 secondes, et aspire les molécules d’eau contenues dans la cellule que l’on veut analyser. 10 microlitres, soit le cinquième d’une goutte d’eau, est nécessaire. Cet échantillon remonte ensuite via un tube dans un spectromètre de masse, qui dissocie les molécules afin de les analyser.

N’endommage pas les tissus et livre des résultats précis

La force de ce « stylo », c’est donc sa précision. Le fait qu’il n’extrait que des molécules d’eau l’empêche d’endommager les tissus alentours, comme le fait la méthode « classique ». « Cette nouvelle technologie nous permet d’être beaucoup plus précis en sachant exactement quels tissus retirer et laisser », explique James Suliburk, chef du service de chirurgie endocrinienne du Centre médical de Houston. Selon lui, retirer trop de tissus sains peut avoir des « effets néfastes étendus ».

Les chercheurs de l’université du Texas, à l’origine du prototype, ont mené des études poussées pour vérifier sa viabilité. En testant le prototype sur des souris atteintes du cancer du sein, ils ont pu détecter la cellule cancéreuse avec précision sans endommager les tissus sur lesquels ont été prélevés les échantillons.

Des résultats impressionnants et un espoir pour 2018

En sus de cela, les chercheurs ont analysé 253 échantillons de tissus de personnes atteintes de cancer du poumon, du sein, de la thyroïde ou d’un cancer ovarien. Selon Jialing Zhang, l’auteur principal de l’étude, « La pertinence générale sur les quatre types de cancer est de 96 % ». 96 % de réussite pour seulement 10 à 15 secondes d’analyse.

Les inventeurs du MasSpec Pen, comme ils le nomment, souhaiteraient commencer les tests sur des humains en 2018. De plus, ils ont demandé à breveter leur découverte au niveau mondial. Nous pouvons donc nous estimer chanceux que la technologie progresse à grand pas, tant les résultats obtenus par celle-ci semblent prometteurs.

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