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Inspirés des insectes sociaux, ces petits robots se connectent entre eux pour effectuer leur tâche

L’ère des robots est arrivée. Si l’on avait peur jusqu’ici d’un automate fou ne répondant plus qu’à son intelligence artificielle aliénée, la crainte s’avère grandissante : avec ces nouveaux prototypes, les robots pourront se lier entre eux et effectuer une tâche d’une même volonté. Inquiétant… Mais pas inutile.

La robotique en essaim, un concept qui s’inspire des insectes

Les robots sont toujours considérés comme des machines uniques, dotés d’une intelligence artificielle individuelle. Mais un courant, la robotique en essaim, émerge peu à peu. « En essaim », parce que cette branche s’inspire directement du comportement des insectes sociaux. A la manière des abeilles, les robots développés « en essaim » se regroupent pour ne faire qu’une seule et unique tâche à plusieurs.

Plutôt que de ne créer qu’un robot coûteux, la robotique en essaim se concentre sur des robots simples, sans fonctionnalité hors-norme, mais capables de former un système complexe et robuste lorsqu’ils se regroupent. Tout comme les fourmis, les abeilles ou les termites, les robots en essaim vont réaliser des tâches qu’ils n’auraient jamais pu effectuer seuls. Et ces petits prototypes reprennent le concept de la robotique en essaim pour révolutionner la technologie.

La robotique en essaim

Des robots autonomes capables de ne faire qu’un

Dans l’étude publiée dans Nature Communications, baptisée « Système nerveux fusionnel pour robots », les chercheurs ont créé des robots pouvant se connecter les uns aux autres, et modulables de surcroit. Capables de s’adapter à chaque situation, ils n’auront qu’à transférer leur volonté dans un robot dit « robot cerveau ». Celui-ci dirigera alors les autres automates affectés aux tâches dites physiques. Ils deviennent alors les sujets du roi.

Des avantages indéniables

Chaque robot dispose de sa propre unité de traitement pour se contrôler lui-même, et ses congénères. En effet, tous les robots peuvent devenir chef, et tous les robots peuvent devenir sujets Les avantages de cette idée sont nombreux. Tout d’abord, pas besoin d’une quelconque structure externe devant gérer l’intelligence des robots. L’infrastructure est simplifiée, les coûts sont forcément moindres et la tâche de traitement est divisée. Ensuite, le remplacement est aisé : si le robot leader est défectueux, il suffit d’attendre qu’un autre prenne le relais. Les appareils sont remplaçables, autonomes, et polyvalents.

De par leur faculté à pouvoir s’assembler, ces petits robots peuvent effectuer des tâches bien plus vite que les automates dits autonomes. Pour qu’ils apprennent de nouvelles capacités, plus besoin de leur insérer de commandes spécifiques : ils n’ont qu’à suivre leurs semblables sachant déjà faire. Lorsqu’un robot est fautif, le robot « chef », qui sait quoi faire, envoie une pulsation au robot « sujet » pour lui signaler son erreur. Pour résumer, ce prototype de robots pourrait bien communiquer aussi bien que l’être humain. D’ailleurs, l’étude s’ouvre sur la phrase : « Les robots ont un meilleur potentiel que les organismes naturels pour adapter, tout du long de leurs vies, leurs morphologies. » Preuve que le robot pourrait se montrer supérieur à l’être humain…

BB-8 de Star Wars, dont les robots semblent s’inspirer

Des appareils à la pointe de la technologie

Chaque appareil est constitué de la même façon : des chenilles, un gyroscope, un accéléromètre sur la partie inférieure 12 LED, un anneau d’amarrage, une pince à trois doigts et un manipulateur magnétique composé d’aimants pour la partie intermédiaire; ainsi qu’une puce radio destinée à la communication et à la synchronisation, un scanner rotatif, un Bluetooth, un Wifi, une carte SD, une caméra frontale et un puissant processeur sur la partie supérieure. Les composants sont donc complets et on imagine le potentiel exceptionnel de ces robots.

Pour l’instant donc, pas d’épée tranchante ou de mitrailleuse. Si le futur est aussi angoissant que porteur d’espoir, ces nouveaux appareils ont en tous cas tout ce qu’il faut pour bâtir le futur. Il suffit d’imaginer 15 de ces appareils sur un chantier de construction pour constater l’étendue de leur aide : ils pourraient livrer des matériaux, porter de lourdes charges, surveiller le site pendant la nuit… Nous verrons donc par la suite l’efficience de ces robots, qui pourraient bien nous supplanter.

Un des schémas de l’étude

En 1950, l’Inde a refusé de participer à la Coupe du Monde de Football parce qu’il fallait porter des chaussures

— @DailyGeekShow