Nous connaissons tous l’adage qui dit que le travail passe en premier et le plaisir en second. Mais à quel point cet axiome est-il vrai ? Un chercheur en psychologie, dans le cadre d’une étude, a décidé de l’inverser et a constaté que le contraire était tout aussi profitable.

Une étude a été menée sur les étudiants

Ed O’Brien, un professeur agrégé en sciences comportementales à la Booth School of Business de l’université de Chicago, et son équipe ont mené une étude sur des étudiants qui devaient passer des examens. Les étudiants devaient se faire une séance de spa, avec des fauteuils de massage et des bains de pieds installés dans le laboratoire du chercheur, soit avant, soit après leurs examens.

Cependant, certains étudiants étaient réticents à cette idée et préféraient attendre de passer leurs examens afin de mieux profiter de leur séance de spa. Pourtant, ils avaient tort puisque le moment où les étudiants ont profité de leur spa, que cela soit avant ou après les examens, n’a pas joué sur le plaisir ressenti. Les deux groupes ont apprécié leur séance de spa tout autant. O’Brien et son assistante de recherche Ellen Roney ont présenté les résultats de leur recherche sur les attentes et la réalité du plaisir retardé dans un article de la revue Psychological Science, publié initialement le 7 juin 2017.

— fizkes / Shutterstock.com

Le dilemme posé par l’effort avant le réconfort

Dans un article publié dans le Harvard Business Review, O’Brien souligne que le système de gratification après l’effort impacte grandement le quotidien des travailleurs américains. Il déclare, dans des propos rapportés par Curiosity, que ces derniers « travaillent plus longtemps et prennent moins de vacances que quiconque dans le monde industrialisé. La plupart d’entre eux sont mécontents de la conciliation travail/vie personnelle, laissent leurs congés payés sur la table et souhaitent prendre plus de temps pour s’amuser. »

Pourtant, ajoute-t-il, « de nombreux systèmes d’incitation reposent sur l’idée que les personnes sont convaincues qu’il est préférable de conserver les récompenses agréables jusqu’à la fin des travaux. L’implication selon laquelle une récompense est aussi bonne avant le travail qu’elle le serait après le travail pourrait compromettre la volonté des gens de faire le travail en premier lieu. » D’autant plus qu’arrivé dans le monde professionnel, le travail ne s’arrête jamais vraiment, même la nuit ou le week-end.

Dans ses recherches, O’Brien a également découvert que les participants prenaient un plus grand plaisir à imaginer les expériences amusantes qu’ils pourraient faire avant de les concrétiser mais que cela crée également des attentes plus précises. Selon le chercheur, si vous êtes inquiet de prendre un peu de temps pour vous détendre avant de faire un grand projet, vous devriez vous demander en premier lieu pourquoi vois êtes inquiet. Mais les résultats des recherches du chercheur sont clairs, vous ressentirez autant de plaisir de faire votre travail avant de vous détendre ou de vous détendre avant de vous mettre au travail.

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