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Une nouvelle maladie s’attaque aux plants de tomates, poivrons et piments. De ce fait, l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) demande à quiconque la décelant de prévenir les autorités compétentes. Et ainsi d’éviter sa prolifération.

« Le risque de dissémination en France est élevé »

En effet, ce virus émergent, le Tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV), serait un virus particulièrement virulent et dangereux pour certaines plantes potagères qui y sont sensibles, telles que les tomates, les poivrons et les piments. Il n’existe aucun traitement pour ce virus à l’heure actuelle, et la seule solution pour éviter sa dissémination reste donc la prévention. En cas de doute sur une éventuelle contamination, l’Anses demande donc de prévenir les services du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de votre région, ou encore la Fédération régionale de lutte et de défense contre les organismes nuisibles (FREDON).

Dans une expertise publiée ce mardi, l’Anses met en garde contre un nouveau virus émergent et s’attaquant à certaines plantes. Les tomates, les poivrons et les piments sont donc particulièrement sensibles à cette maladie. De plus, il peut se transmettre par les semences de plants de fruits déjà infectés, mais aussi par simple contact. De surcroît, ce virus est capable de « survivre longtemps sans perdre son pouvoir infectieux », précise l’Anses.

Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement ou même aucune variété de plant résistant à cette maladie. Les premiers plants malades ont été identifiés pour la première fois en 2014 au Moyen-Orient. Depuis, les signalements de la dissémination de cette maladie se multiplient. En effet, le Tomato brown rugose fruit virus a été décelé au Mexique, aux Etats-Unis, et plus récemment en Asie et en Europe.

« Un impact potentiel conséquent sur les cultures »

L’expertise de l’Anses confirme que le risque de prolifération de ce virus est en hausse en France. De même qu’il pourrait avoir « un impact potentiel conséquent sur les cultures » de tomates, poivrons et piments. Que cela soit sur les cultures professionnelles ou sur les cultures plus familiales représentant des volumes de production « significatifs », en plein champ ou même sous serre. Quoi qu’il en soit, l’Anses préconise de rester vigilant quelle que soit la taille de la production.

Les « symptômes » identifiés pour un plant en production sous serre sont des « chloroses, mosaïque et marbrures » sur les feuilles, des « taches nécrotiques » sur les fleurs. De plus, les fruits ont des taches jaunes ou brunes, une maturation peu régulière ou déformation, « et parfois des symptômes de rugosité caractéristiques ».

« Le virus peut infecter jusqu’à 100 % des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre. Néanmoins, toutes les cultures de tomates peuvent être impactées : agriculture conventionnelle, biologique, en protection biologique intégrée, sous serre et plein champ. »

Pour éviter une dissémination importante du virus, l’Anses rappelle aux professionnels et particuliers de respecter la réglementation européenne sur les importations de semences et de plants. Cependant, l’Anses évoque un doute possible sur une stratégie concernant uniquement la limitation de la prolifération. Mais des travaux de recherche seront mis en place pour déterminer des traitements efficaces contre ce virus, ou par exemple, obtenir des plants résistants à cette maladie.

Le virus a tout de même été éradiqué en Allemagne grâce à l’arrachage et à la destruction des plants contaminés, et à la désinfection des sols. De plus, il n’y a aucun risque pour l’Homme ou les animaux en cas d’ingestion.

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