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Existant depuis l’Antiquité, le paludisme est une maladie qui fait encore de nombreuses victimes, notamment en Afrique subsaharienne. Après tant d’années, un vaccin est enfin disponible pour un déploiement de masse, et l’Organisation mondiale de la santé recommande d’ores et déjà son usage pour les enfants en Afrique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré que le seul vaccin jusqu’ici approuvé contre le paludisme devrait être largement administré aux enfants africains. Cette annonce marque une avancée majeure contre une maladie qui tue des centaines de milliers de personnes chaque année, notamment en Afrique subsaharienne où le paludisme tue environ 260 000 enfants âgés de moins de 5 ans par an. « C’est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, dans un communiqué.

La recommandation de l’OMS concerne notamment le vaccin RTS,S, vendu sous le nom de « Mosquirix ». Ce vaccin a été développé par le fabricant britannique de médicaments GlaxoSmithKline. Notons que ce vaccin n’est pas vraiment une nouveauté, dans la mesure où son développement a commencé dans les années 1980, et sa première administration de masse a débuté en 2019 avec l’administration de 2,3 millions de doses à des nourrissons au Ghana, au Kenya et au Malawi, dans le cadre d’un essai clinique. Même si les résultats de l’essai ont montré une efficacité moyenne pour prévenir le paludisme, les autorités sanitaires ont jugé que ce résultat était acceptable.

En effet, même si ce vaccin n’est pas l’arme qui permettra d’éradiquer le paludisme, c’est un outil de plus pour lutter contre cette maladie. Notons que Mosquirix est également efficace pour prévenir l’hépatite B.  

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