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Le tourisme est l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie de coronavirus. Malgré un été moins catastrophique que prévu, les entreprises touristiques restent durement affectées par la crise sanitaire mondiale. Au mois de septembre, le gouvernement a annoncé une baisse de 49,4 % des recettes touristiques internationales pour la période allant de janvier à juillet 2020. Alors que les vacances de la Toussaint ne sont plus très loin, les acteurs du tourisme craignent que la nouvelle vague de contamination ne dissuade les vacanciers de partir en vacances.

Les entreprises touristiques ne sont pas très enthousiastes

Les vacances de la Toussaint étaient autrefois réservées à la visite des tombes et aux retrouvailles en famille. Cependant, cette tendance a changé il y a une dizaine d’années. Si environ quatre millions de Français partaient auparavant en vacances à cette période, environ le double voyageait l’année dernière. Guy Raffour, fondateur d’un cabinet spécialisé dans le tourisme, explique que cela est dû à l’extension des vacances scolaires à deux semaines ainsi qu’à l’apparition des vols low cost.

« Sur deux semaines, les parents devaient trouver un moyen d’occuper les enfants. Le télétravail, qui se développait déjà, permettait en plus de bouger sans poser de congés. Les low cost ont aussi encouragé les jeunes urbains à voyager dans des villes européennes comme Rome, Lisbonne, Venise, Amsterdam ou Barcelone. Et les seniors en ont profité pour s’offrir des séjours en formule club dans les pays du Maghreb », a expliqué Didier Arino, directeur général associé de Protourisme. Cependant, cette dynamique est désormais terminée à cause du Covid-19.

― Ivi Lichi / Shutterstock.com

Le tourisme à l’international est le plus en difficulté

Cette année, les entreprises touristiques n’espèrent pas grand-chose pour les vacances de la Toussaint. Même si le ministre de la Santé a écarté la possibilité d’une limitation des déplacements en France, les gens ne veulent pas pour autant voyager. D’après le patron de Protourisme, ils hésiteraient à rendre visite à leurs proches de peur de les contaminer. En outre, la suspension de leur travail pendant le confinement réduit les possibilités de congés. Enfin, beaucoup de personnes ne veulent pas partir à plus de cent kilomètres de crainte de ne pas pouvoir rentrer à cause d’un nouveau retour au confinement.

Le tourisme à l’international est le plus touché par la pandémie. Le cabinet spécialisé Protourisme anticipe une baisse de 80 % des recettes à l’étranger. C’est une catastrophe pour les agences de voyage, dont certaines font seulement 2 % de leur chiffre d’affaires de l’année dernière. En outre, l’annulation de plusieurs événements internationaux nuit également au tourisme d’affaires. Pour redresser la situation, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État au Tourisme, réfléchit à « des protocoles qui permettent à cette filière de reprendre des activités pour la clientèle d’affaires ».

Enfin, si la crise sanitaire mondiale a fait baisser la popularité de certaines destinations, elle a en revanche permis à d’autres destinations moins populaires de se démarquer du lot. New York, qui fait chaque année partie du top 3, n’est plus que la 35e destination recherchée par les clients, rapporte Guillaume Rostand, président de la plateforme de réservations en ligne Liligo.

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