Entre la guerre civile américaine en 1867 et la Première Guerre mondiale de 1918 avaient été promulguées des lois pour le moins désobligeantes. Il s’agissait de lois municipales, adoptées dans certaines villes américaines, qui interdisaient à certaines catégories de personnes d’apparaître en public.

Parmi ces législations se trouvait le Chicago City Code de 1881 qui ciblait les personnes « malades, mutilées, déformées de quelque manière que ce soit de sorte à être disgracieux ou dégoûtant ». Mais ce ne fut qu’en 1975 que ces ordonnances ont reçu collectivement le nom d’« Ugly Laws » par les détracteurs Marcia Pearce Burgdorf et Robert Burgdorf.

Comme le relate Eugenics Archive, ce surnom est devenu « le principal moyen de faire référence à de telles lois, qui ciblaient les catégories (…) de pauvres, de sans-abri, de vagabonds et ceux qui ont un handicap visible ».

L’une de ces lois municipales, l’Ordonnance n°783, interdisait non seulement l’apparition de « certaines personnes » dans les rues et les lieux publics mais aussi l’activité de mendicité. Cette interdiction figurant dans le Chicago City Code a par la suite été reprise dans les ordonnances d’autres villes américaines, comme la Nouvelle-Orléans, Portland, Oregon, Denver, Lincoln, Columbus, Omaha, New York, Manille et Reno.

Heureusement, ces ordonnances discriminantes ont été abrogées en 1974.