Notre univers est-il dans un trou noir ? Les scientifiques prennent cette théorie très au sérieux

Le Big Bang a eu lieu il y a 13,8 milliards d’années. C’est lui qui a supposément tout créé dans l’univers, des galaxies à la Voie Lactée. Mais si l’on a pensé jusqu’ici qu’il était le début de tout, quelques physiciens pensent qu’il est la continuité de quelque chose. Qu’il y a eu un pré-Big Bang comme il y a un post-Big Bang.

Le Big Bang, le début de tout ?

Initialement développé durant les années 1920 par l’astrophysicien belge George Lemaître et le physicien russe Alexander Friedmann, le concept de « l’explosion originelle » suppose une singularité à la naissance de l’univers. C’est dans les années 1950 que la théorie hérite du nom de Big Bang durant une émission de la BBC. L’astrophysicien anglais Fred Hoyle parle alors de « Big Bang » pour simplifier l’idée.

Ce concept, maladroit, n’explique cependant pas que l’univers est en constante évolution. Le Big Bang, ce n’est pas une explosion, c’est un lente création qui prend encore plus aujourd’hui. Pour autant, cette « singularité » a marqué le commencement de notre univers. Cependant, quelques scientifiques qui n’adhéraient pas à cette thèse sont arrivés à une conclusion différente : oui, il y avait quelque chose avant le Big Bang, et non, il n’a pas tout crée. Et les trous noirs ont sûrement quelque chose à voir.

Qu’est-ce qu’un trou noir ?

Un trou noir est un objet céleste très compact qui ne laisse aucune matière, ni aucune lumière, s’en échapper. Suite à l’effondrement gravitationnel d’une étoile massive (autrement dit, quand l’étoile meurt, tout comme le fera le soleil dans des milliards d’années), un trou noir se forme. Sa masse peut valoir autant que des milliards de soleils, s’il est massif.

Un trou noir est très difficile à observer. C’est pour cela que les scientifiques le considèrent comme « invisible ». Pour autant, il existe une zone sphérique qui délimite le commencement d’un trou noir. On l’appelle « horizon des évènements ». Une fois dépassé, c’est un point de non-retour : il est impossible de s’en échapper. Les trous noirs sont considérés comme des « pièges mortels ». La rotation supraluminique qu’exerce le trou noir a une incidence conséquente sur la gravité. Elle y est très puissante, et tout est aspiré, même la lumière.

Notre univers prend place dans un trou noir

D’après le chercheur Nikodem Poplawski, officiant à l’université de New Haven, le trou noir mène à un big bang. Lorsqu’il ne peut plus contenir le poids de sa masse (qui peut valoir jusqu’à des millions de soleils rappelons-le), alors il explose. Ce qui provoque cette explosion, c’est la rotation supraluminique du trou noir. En effet, d’après le docteur Poplawski cela signifie que « les trous noirs sont tordus et compressés ». « Les nombreuses forces qui s’exercent sont tellement puissantes que le trou noir atteint un jour le point de rupture ».

Ainsi, Nikodem Poplawski explique que ces forces exercent une pression considérable sur le trou noir. Cette pression, c’est l’inflation des particules qui se trouvent dedans. A cause de la gravité exercée, des particules se créent, s’étendent et se distendent. Si elles sont trop contenues à cause de la torsion provoquée par la rotation, alors tout explose. Imaginez-vous pincer le bout d’une lance à incendie. A un certain moment, vous n’aurez plus la force de retenir l’eau, et elle jaillira. Le professeur indique par la suite : « L’expansion n’est pas visible par les observateurs extérieurs au trou noir, pour lesquels seuls l’horizon des évènements n’est visible ». A la fin de son étude, Poplawski déclare « Ainsi, notre propre univers pourrait être l’intérieur d’un trou noir existant dans un autre univers ».

Une théorie qui nous initie aux multivers

De ce fait, le professeur Nikodem Poplawski nous montre qu’il existe des multivers. Le multivers, c’est cette théorie qui confirme une multiplicité d’univers. Voire une infinité. Si notre univers est à l’intérieur d’un trou noir, présent dans un autre univers, alors nous ne sommes qu’une infime partie de ce qui existe. Il suffirait d’entrer dans ce trou noir pour se retrouver dans notre galaxie. De même, nous pourrions emprunter un trou noir de notre univers pour atterrir dans un autre.

Si cette théorie s’avère exacte, les questions sont multiples. Combien d’univers existent-ils ? Disposons-nous de similitudes avec d’autres univers, desquels nous émergeons ? Les univers sont-ils destinés à se détruire sous la pression de leurs particules, avec l’apparition d’un big bang ? Il est certain qu’il faudra encore beaucoup d’années d’études pour obtenir toutes les réponses à ces questions. Mais cette théorie pourrait marquer une révolution dans notre façon de considérer l’univers.


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