— Andriy Bilous / Shutterstock.com

Puisqu’il est désormais évident qu’il faut agir pour limiter les effets de la pollution sur le réchauffement climatique, de plus en plus d’entreprises se sont tournées vers des activités qui œuvrent en ce sens. Les individus également participent à ce mouvement, par exemple en utilisant des moyens de transport plus verts comme la trottinette électrique.

Un système qui va assurer la valorisation du recyclage des trottinettes en France

Quoi qu’il en soit, même les trottinettes électriques ne sont pas à 100 % écologiques. Comme tout appareil moderne, ce sont des objets amortissables qui peuvent entièrement ou partiellement finir à la poubelle lorsqu’ils ne sont plus en état de marche. Ces trottinettes et leurs composants sont pourtant des objets recyclables, et la Fédération des professionnels de la micromobilité (FP2M) a décidé de lancer un guichet de recyclage unique des trottinettes électriques qui sera disponible dès janvier 2020.

Ce guichet ne s’adresse pas uniquement aux particuliers, mais surtout aux entreprises de location de trottinettes électriques qui possèdent des flottes importantes de ces engins. Pour cet ambitieux projet, la FP2M a d’ores et déjà le soutien de deux organismes écologiques, à savoir Screlec et Ecologic. Ces organismes sont des spécialistes en recyclage de piles, de batteries et autres déchets électroniques.

Comme l’a expliqué Grégoire Henin, le vice-président de la FP2M, dans un communiqué de presse : « Le recyclage est un sujet qui doit faire écho tant auprès des opérateurs que des utilisateurs de trottinettes électriques. Notre objectif au travers de cette filière est non seulement de valoriser la transparence du recyclage, mais aussi de promouvoir le recyclage dans son ensemble auprès du grand public. »

Plus de 200 000 trottinettes à recycler en 2020

Cette nouvelle organisation de la FP2M permettra ainsi de récolter puis de démonter les trottinettes électriques afin de recycler ce qui peut l’être et d’assurer que les trottinettes électriques soient déclarées auprès du registre national Syderep de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le but de ce nouveau système serait de pouvoir recycler les 200 000 trottinettes électriques hors d’usage en France à partir de 2020, et d’en assurer la valorisation dans la mesure du possible.

De son côté, la société Jump, une filiale d’Uber, veut aller encore plus loin, dans la mesure où son but serait de faire en sorte que tous les vélos et les trottinettes électriques produits et vendus par l’entreprise soient réparés sans avoir besoin d’être recyclés. En partenariat avec Veolia, Jump veut assurer que dans 98 % des cas, les vélos et les trottinettes électriques de la société soient réparés dans l’un de leurs deux centres de réparation à Paris.

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