Le premier train à hydrogène au monde circulera sur les voies ferrées allemandes

Le futur du transport ferroviaire en Allemagne pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense. La société Alstom a mis au point le tout premier train au monde alimenté à l’hydrogène. Une première qui devrait accueillir les voyageurs dès cet été et s’étendre à plusieurs régions dans les années à venir. 

COMMENT FONCTIONNE CE TRAIN A L’HYDROGÈNE ?

Première mondiale, le prototype de train à l’hydrogène Coradia iLint est actuellement en développement chez Alstom Allemagne. Ce train unique, contrairement aux classiques trains diesel, peut rouler selon son directeur de la manière suivante : « l’hydrogène contenu dans des réservoirs, se combine à l’oxygène de l’air dans la pile à combustible. La réaction produit d’une part, l’électricité qui alimente le train et d’autre part, de l’eau rejetée dans l’atmosphère ».

Le train est équipé d’une pile à combustible qui produit l’électricité nécessaire pour le faire fonctionner. L’énergie de la pile peut être utilisée par les moteurs du train et ce en fonction de ses besoins. Quand elle n’est pas utilisée, l’énergie est stockée dans ses batteries.

UN TRAIN PLUS RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT ?

Construit par Alstom, ce train plus économe en énergie serait aussi bénéfique pour notre environnement. Sa couleur bleue et son sigle H2O ne sont d’ailleurs pas un hasard. Ils font référence à la molécule d’eau que la locomotive rejette : elle est donc « zéro émission », un véritable plus alors que les alternatives pour réduire nos émissions de CO2 se multiplient.

Quand il roule, le train ne rejette donc aucune émanation de CO2. Toutefois, sa pile contient de l’hydrogène dont la production en émet. Ce détail qu’Alstom a en tête rappelle qu’il peut aussi être amélioré.

L’hydrogène peut être produit via l’énergie renouvelable (plus précisément le solaire ou l’éolien). De base, la locomotive iLint réduit de 45 % les émissions de CO2 issues d’hydrocarbure et ce chiffre tombe à 100 % si l’hydrogène est créé à partir d’énergies renouvelables.

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UN NOUVEL ACTEUR DU RAIL ALLEMAND ?

Moins bruyant, capable d’atteindre « la vitesse de 140 km/h et de parcourir 1000 km avec un plein, comme une locomotive diesel », la Coradia iLint se présente comme une alternative verte aux locomotives diesel vieillissantes. Dans son pays de production, elle se prépare d’ailleurs à arriver sur le réseau ferroviaire. Plusieurs régions d’Allemagne ont déjà commandé des locomotives à hydrogène.

Au total, ce sont 64 trains qui devraient effectuer leur premier voyage entre 2021 et 2022. Si elle se limite à l’Allemagne pour le moment, la France pourrait elle aussi voir apparaître ce type de trains. Benoit Simian, député de la Gironde, souhaiterait que ces trains plus écologiques débarquent dans notre pays, mais rien n’a encore été signé à l’heure actuelle.

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Il n’y a point de génie sans un grain de folie.

— Aristote