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Des scientifiques britanniques ont identifié des biomarqueurs sanguins permettant de détecter le cancer et de savoir si la maladie s’est propagée chez les personnes présentant des symptômes non spécifiques.

Un haut degré de précision

Les patients atteints d’un cancer à un stade précoce présentent uniquement des symptômes non spécifiques. Par conséquent, si leur médecin généraliste ne peut identifier une cause évidente justifiant des examens plus poussés (imagerie notamment), ceux-ci sont généralement invités à revenir s’ils s’aggravent. « Pendant ce temps, les cancers ne cessent de progresser et lorsqu’ils reviennent, ils sont souvent assez avancés », souligne James Larkin, de l’université d’Oxford.

Le nouveau test utilise une technologie appelée spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN), qui établit le profil des niveaux de petites molécules présentes dans le sang appelées métabolites. Les individus sains présentant des « empreintes » métaboliques différentes de celles des personnes atteintes d’un cancer localisé ou métastatique.

Dans une étude publiée dans la revue Clinical Cancer Research, Larkin et ses collègues ont analysé les échantillons de 300 patients présentant des symptômes non spécifiques mais inquiétants, tels que la fatigue et la perte de poids, et ont constaté que le test détectait correctement le cancer dans 95 % des cas, soit 19 personnes sur 20.

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Le test peut également distinguer les patients atteints d’un cancer localisé ou métastatique avec une précision de 94 %, ce qui en fait le premier test sanguin capable de détecter si le cancer d’une personne s’est propagé sans connaître le type de tumeur dont elle est atteinte.

Améliorer le diagnostic et le traitement de la maladie

« De telles informations changent la façon dont vous traitez les patients », estime Larkin. « Certaines immunothérapies augmentent le taux de survie des personnes atteintes d’un cancer métastatique, et de nombreux patients en bénéficieraient absolument si nous pouvions les identifier suffisamment tôt. »

La prochaine étape consiste à confirmer la précision du test chez 2 000 à 3 000 patients britanniques présentant des symptômes non spécifiques, ce que Larkin espère pouvoir faire dans les deux prochaines années. Ces données seraient ensuite soumises aux organismes nationaux de réglementation chargés d’autoriser de tels tests.

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CAZES Bernard
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CAZES Bernard

Bonjour,
Ce test parait très intéressant. Est-il possible de se porter volontaire pour faire ce test ?