C’est officiel : les quatre dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

Les températures des quatre dernières années sont les plus élevées jamais enregistrées sur Terre. Des records alarmants causés par des émissions de gaz à effet de serre, toujours plus nombreuses, et qui menacent dangereusement nos sociétés.

 

Les 4 dernières années sont les plus chaudes de l’Histoire

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a dévoilé les températures inquiétantes de l’année 2018. L’année passée a été la quatrième plus chaude jamais enregistrée, étant 0,83 degré celsius au-dessus des moyennes établies entre 1951 et 1980. Ces résultats compilent des données de multiples agences : la NOAA (Administration américaine pour les océans et l’atmosphère), le Goddard Institute de la NASA, le Centre Hadley britannique ainsi que les relevés européens de Copernicus et ceux du service japonais de météorologie. Ces chiffres arrivent avec quelques semaines de retard, à cause du shutdown ayant paralysé les agences américaines.

Les années 2016, puis 2017 et 2015 à ex-aequo ont été plus chaudes que 2018. Les quatre dernières années ont donc connu des températures records, tout simplement les plus élevées depuis le début de l’ère industrielle en 1850. L’OMM indique que ces années “s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par les concentrations atmosphériques records de gaz à effet de serre”.

Loin d’être des records isolés, ces températures s’inscrivent alors dans un réchauffement global de la planète Terre. Et la situation semble particulièrement inquiétante en Arctique, région où les températures montent deux fois plus vite que dans le reste du monde. En 2018, l’étendue moyenne de la glace Arctique a été la deuxième plus petite enregistrée depuis les premières mesures.

 

Des effets dévastateurs

Gavin Schmidt, le directeur du Goddard Institute de la NASA, a déclaré que “les effets du réchauffement planétaire à long terme se font déjà ressentir : inondations côtières, vagues de chaleur, précipitations intenses et changements dans les écosystèmes”. Et en effet, nos modes de vie ont profondément et dangereusement changé le climat, et les conséquences sont nombreuses.

Vague de chaleur atteignant 50 degrés en Australie, hiver extrêmement rude dans le nord des États-Unis, fonte des glaces et élévation du niveau de la mer ne sont que les effets de ces inquiétantes mutations climatiques. Les répercussions dévastatrices sur les populations, les économies et l’environnement mettent en lumière les défis auxquels les politiques doivent faire face aujourd’hui. Il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de moitié d’ici à 2030, pour respecter les limites fixées par l’accord de Paris. “C’est une réalité à laquelle nous devons faire face. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et les mesures d’adaptation au climat devraient constituer une priorité mondiale majeure”, a expliqué le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

“Dix-huit des 19 années les plus chaudes depuis le début de la tenue des registres ont eu lieu depuis 2001. Cela signifie que les enfants qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires n’ont connu qu’un monde de températures records”, a ajouté Brenda Ekwurzel, directrice de la science du climat à l’Union of Concerned Scientists. Ces tristes records ne semblent malheureusement être que les prémices du monde de demain.


En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout.

— Albert Camus