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— Dotted Yeti / Shutterstock.com

Un projet spatial particulièrement ambitieux vise à utiliser notre étoile comme une gigantesque lentille pour scruter les confins du cosmos et y rechercher des biosignatures extraterrestres.

Télescope solaire

Détaillée dans un article pré-publié sur le serveur arXiv, La mission impliquerait plusieurs petits satellites qui s’auto-assembleraient, à l’issue d’un voyage épique pouvant prendre jusqu’à 25 ans, dans une zone précise du Système solaire. Connue sous le nom de lentille gravitationnelle solaire (LGS), ce point impliquerait que l’essaim de satellites, notre astre et la cible exoplanétaire soient parfaitement alignés.

Le champ gravitationnel du Soleil amplifierait alors considérablement la lumière de l’exoplanète à son passage, permettant aux satellites d’observer bien au-delà de ce qui a été possible jusqu’à présent.

Cette LGS se trouverait à une distance près de 1 000 fois supérieure à celle séparant notre planète du Soleil (environ cinq fois plus importante que celle parcourue par la sonde Voyager 1 de la NASA au cours de son périple de 44 ans). Pour la couvrir rapidement, les auteurs de l’étude envisagent l’utilisation d’une technologie émergente et particulièrement prometteuse : la voile solaire.

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— © NASA

Comme leur nom l’indique, ces dispositifs visent à tracter les engins spatiaux en exploitant la pression exercée par la lumière de notre astre, lorsque les photons rebondissent sur leur surface. Bien que cette force soit assez faible, avec une surface suffisamment importante, ainsi que des matériaux assez légers, elle peut s’accumuler pour entraîner et diriger un appareil.

Une aperçu sans précédent

Selon l’équipe, une telle mission offrirait à l’humanité la vue la plus détaillée d’une exoplanète qu’il soit possible d’obtenir sans se rendre directement dans son système stellaire d’origine (ce qui pourrait être potentiellement réalisé dans un avenir très lointain en utilisant des planètes errantes comme moyen de transport).

« C’est notre seul espoir, à relativement court terme, d’en apprendre davantage sur les jumelles exosolaires de la Terre », estime Slava Turyshev au Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Si cet ambitieux projet devenait réalité, il conviendrait également de déterminer quel monde lointain scruter. Et les candidats ne manquent pas : jusqu’à présent, plus de 50 exoplanètes ont été trouvées dans la zone habitable de leur étoile.

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