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De nos jours, les téléphones portables sont indissociables de notre quotidien, et nous passons beaucoup de temps sur nos smartphones malgré certaines affirmations selon lesquelles nos appareils augmentent les risques de tumeurs cérébrales. Mais malgré les diverses croyances sur ce sujet, une étude a finalement établi qu’il n’y a pas de lien entre l’utilisation d’un téléphone portable et les tumeurs cérébrales.

Une étude qui démystifie une croyance de longue date

Pour passer un appel avec un téléphone portable, les utilisateurs placent l’appareil près de leur tête. Ainsi, lorsqu’on passe un appel, les ondes radiofréquences émises par les téléphones pénètrent dans le cerveau, notamment dans les lobes temporal et pariétal. De fait, cela a longtemps fait craindre que les utilisateurs de téléphones portables couraient un risque accru de développer des tumeurs cérébrales. D’ailleurs, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe les ondes radiofréquences dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’Homme.

Malgré cela, les avis au sein de la communauté scientifique sur le sujet sont divergents. Nombreux sont notamment ceux qui ont souligné que la plupart des études sur les effets cancérigènes des téléphones portables sont des études rétrospectives. Cela signifie que les victimes ne signalent l’utilisation d’un téléphone mobile qu’après un diagnostic de cancer. Autrement dit, les résultats sont potentiellement biaisés. Pour avoir une nouvelle perspective sur le sujet, des chercheurs de l’université d’Oxford ont ainsi mené une étude pour établir s’il y a vraiment un lien entre l’utilisation d’un téléphone portable et les tumeurs cérébrales.

Selon les résultats de leur étude publiée dans la revue Journal of the National Cancer Institute, l’utilisation régulière d’un téléphone portable n’augmente pas le risque de tumeurs cérébrales. Plus précisément, l’étude a montré qu’il n’y avait pas de différence significative dans le risque de développer divers types de tumeurs au cerveau – comme un gliome, un neurinome de l’acoustique, un méningiome, des tumeurs hypophysaires ou des tumeurs oculaires – entre ceux qui n’ont jamais utilisé de téléphone portable et ceux qui l’utilisent quotidiennement.

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Des résultats qui s’appuient sur une importante base de données

« Ces résultats confirment les preuves accumulées selon lesquelles l’utilisation du téléphone portable dans des conditions habituelles n’augmente pas le risque de tumeur cérébrale », a déclaré Kirstin Pirie, coauteure principale de l’étude, dans un communiqué. Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé les données de la Million Women Study, une étude qui a recueilli de nombreuses informations sur des femmes britanniques nées entre 1935 et 1950. Parmi les participantes à cette étude, les chercheurs se sont focalisés sur celles qui ont rempli des questionnaires sur leur utilisation du téléphone mobile en 2001, puis ont de nouveau été interrogées en 2011.

En tout, la base de données de l’étude a ainsi pris en compte les informations fournies par 400 000 individus. Outre l’utilisation de téléphones portables, d’autres facteurs pouvant contribuer à l’apparition de tumeurs au cerveau, tels que l’âge, l’IMC, la consommation d’alcool, le tabagisme et les niveaux d’exercice, ont également été pris en compte. L’analyse des données a montré que 0,41 % des femmes qui utilisaient un téléphone portable avaient développé une tumeur au cerveau, contre 0,44 % pour celles qui n’utilisaient jamais ces appareils, a rapporté Mail Online.

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gérard
gérard
5 mois

Il ne s’agit pas de démystification, mais de démythification ; les mots ont un sens …

Last edited 5 mois by gérard