― Ascannio / Shutterstock.com

Notre passage vers l’ère numérique n’a pas eu que des bons côtés. Ces dernières années, la diffusion de « revenge porn » sur les réseaux sociaux s’est considérablement intensifiée. Sur l’application de messagerie Telegram, l’on a récemment découvert que des milliers de Français s’échangeaient ce type de contenu en toute impunité.

Les internautes n’hésitent pas à faire des demandes de plus en plus précises

L’enquête parue le 30 mars dernier a été menée par Numerama. Chaque jour, de nombreuses photos et vidéos pornographiques s’échangent sur l’application de messagerie. Cette pratique baptisée « revenge porn » consiste à se venger d’une personne en rendant publics ses contenus pornographiques sans son consentement dans le but de l’humilier.

La majorité des personnes qui s’échangent ces contenus sur Telegram seraient des hommes et la majorité des cibles seraient des jeunes femmes, victimes de leurs anciens compagnons. D’après le média expert en numérique, certains internautes n’hésiteraient pas à faire des demandes précises tandis que d’autres proposent des échanges ou proposent tout simplement des contenus pour assouvir leur vengeance.

Telegram n’a pas réagi à la détresse des internautes

C’est Clarisse, une utilisatrice de Twitter, qui a tiré la sonnette d’alarme. Cette dernière explique que l’une de ses amies l’a contactée pour lui demander de l’aide. L’amie en question avait indiqué qu’une sextape d’elle, prise sans son consentement, tournait sur des groupes Telegram. En effectuant des recherches, elles ont finalement pu retrouver le nom du groupe où la vidéo circulait. Mais en intégrant le groupe, elles n’ont pas uniquement retrouvé la vidéo qu’elles recherchaient, mais des milliers de photos et de vidéos pornographiques.

« Je suis rentrée dans un groupe Telegram pour voir un truc, dedans il y a presque 30 000 personnes et les gens s’échangent des nudes et des sextapes de meufs qui ont rien demandé à personne c’est affligeant je sais pas quoi faire », a-t-elle déclaré sur Twitter. De son côté, Numerama a découvert que 7 000 internautes français faisaient partie de ce groupe. Depuis, quelques internautes se sont mis à le signaler auprès des équipes de Telegram, mais sans résultat.

Rappelons que le revenge porn est interdit par la loi. En effet, il s’agit d’un délit puni de deux ans d’emprisonnement et jusqu’à 60 000 euros d’amende. Cependant, cela ne semble pas effrayer les utilisateurs de Telegram.

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