― danielreche / Shutterstock.com

Également appelé syndrome de l’autodidacte, le syndrome de l’imposteur est une tendance à douter de ses réussites et de ses accomplissements. Ce phénomène a été décrit pour la première fois par les psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Imes en 1978. Cependant, beaucoup de gens ont toujours du mal à comprendre de quoi il s’agit réellement.

Un manque de confiance en soi

Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur doutent de leurs accomplissements et les attribuent à des raisons extérieures comme la chance, leurs relations, ou encore un contexte favorable. Ainsi, elles pensent qu’elles dupent leur entourage et ont constamment peur de se faire démasquer.

N’importe qui peut être touché par ce trouble. Cependant, il serait plus fréquent chez les adultes surdoués, chez les enfants précoces ainsi que chez les personnes introverties. Pauline Rose Clance et Suzanne Imes indiquent que les personnes atteintes de ce syndrome adoptent les comportements suivants : l’acharnement au travail, le sentiment d’être un imposteur, la recherche de reconnaissance chez ses supérieurs et le manque de confiance en soi.

syndrome de l'imposteur
― Everything is stock / Shutterstock.com

Ce n’est pas une maladie

Pauline Rose Clance a également inventé un test pour mesurer à quel point une personne souffre du syndrome de l’autodidacte. En effectuant le test, l’individu obtient des points en répondant à des questions. Il doit ensuite additionner ces points pour évaluer la gravité de la situation. En dessous de 40 points, il ne ressent quasiment jamais le sentiment d’imposture. En revanche, ce sentiment est très fréquent au-delà de 80 points.

Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une maladie ou d’une pathologie. Par ailleurs, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes regrettent d’avoir utilisé le terme « syndrome » pour nommer ce phénomène. Ces dernières affirment qu’il s’agit plutôt d’une « expérience » vécue par un grand nombre de personnes. En effet, 70 % de la population mondiale aurait déjà été touchée par le syndrome de l’imposteur.

Enfin, les chercheurs notent que ce syndrome ne se manifeste pas de la même façon, mais peut se manifester sous différentes formes et intensités. Il ne se soigne pas avec des médicaments, mais peut être traité avec des exercices mentaux ou en recourant à la psychothérapie. Vous pensez souffrir du syndrome de l’imposteur ? Ce test psychologique va déterminer si vous souffrez du syndrome de l’imposteur.

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments