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Le LSD (acide lysergique diéthylamide) est une drogue puissante connue pour ses effets hallucinatoires. Cependant, il est également utilisé pour traiter des problèmes de santé mentale. Les scientifiques se sont penchés sur les cas de deux femmes qui ont accidentellement pris des doses massives de cette drogue. Les résultats de leurs rapports sont surprenants. Ils ont été détaillés dans la revue Journal of Studies on Alcohol and Drugs.

550 fois la dose normale de LSD

Dans le premier cas, une femme âgée de 49 ans surnommée CB par les scientifiques avait pris 550 fois la dose normale pour un usage récréatif en septembre 2015. Elle avait notamment pris 55 milligrammes de LSD pur sous forme de poudre, qu’elle avait pris pour de la cocaïne. A titre de comparaison, une dose récréative normale est de 0,1 milligramme.

D’après sa colocataire, CB s’est évanouie et a vomi fréquemment pendant 12 heures, avant de ressentir un sentiment de plénitude au cours des 12 heures suivantes. Suite à cela, elle est revenue à son état normal. Elle avait contracté la maladie de Lyme au début de la vingtaine. Après cet événement, sa douleur au pied a disparu et elle a arrêté de prendre de la morphine pendant cinq jours. La douleur est ensuite revenue, mais a pu être contrôlée avec une faible dose de morphine et de LSD.

En janvier 2018, elle a complètement cessé l’usage de la morphine et du LSD pour traiter sa douleur. En revanche, elle a continué à souffrir de dépression, d’anxiété et de repli sur soi.

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10 fois la dose normale de LSD

Dans le second cas, une adolescente de 15 ans atteinte de troubles bipolaires avait pris 10 fois la dose normale de LSD en juin 2000. Son fournisseur de LSD liquide avait fait une erreur de dosage. Au lieu de fournir une dose de 100 microgrammes, il avait donné une dose de 1 000 microgrammes.

La jeune fille avait pris le LSD à 22 heures, le ventre relativement vide. D’après ses amis, elle aurait eu un comportement erratique pendant 6 heures et demi. Ensuite, elle se serait figée dans une position fœtale, les poings serrés, ce qui a amené les observateurs à appeler les secours. Dix minutes après l’arrivée des ambulanciers, la jeune fille était alerte et active.

Lorsque son père est venu lui rendre visite à l’hôpital, elle a affirmé qu’elle ne souffrait plus de troubles bipolaires et qu’elle se sentait capable de vivre avec un cerveau normal. Son trouble aurait effectivement cessé pendant une dizaine d’années. Cependant, elle a souffert d’une dépression post-partum après son accouchement.

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