L’étrange cas médical d’un homme victime d’une « overdose » de médicaments homéopathiques

Extrêmement populaire en France, l’homéopathie reste une discipline largement controversée

medicaments-homeopathiques
— Martina Osmy / Shutterstock.com

La prise de remèdes homéopathiques ne présente aucun risque pour la patient, sauf en cas de surdosage du principe actif qu’ils contiennent, comme le montre un cas médical rare.

Une « médecine douce » controversée

Inventée par 1796 par le médecin allemand Samuel Hahnemann, l’homéopathie repose sur l’administration sous forme de granules, de comprimés ou de gouttes de doses extrêmement faibles de substances d’origine végétale, minérale ou même animale, provoquant normalement des symptômes comparables à ceux du patient chez un individu en bonne santé.

Il s’agit d’une « médecine douce » extrêmement populaire en France, mais également de l’une des plus controversées : outre son effet placebo, aucune étude n’a pu démontrer de façon probante son efficacité thérapeutique, ce qui a conduit à son déremboursement total par la Sécurité sociale il y a trois ans.

Si les concentrations normalement utilisées n’impliquent aucun risque pour le patient, lorsque la dilution n’est pas effectuée correctement et conduit à un surdosage, les conséquences peuvent s’avérer potentiellement graves, comme l’illustre le cas médical décrit dans la revue Clinical Toxicology.

Lucie Nestrasilova / Shutterstock.com

Surdosage

En 2021, un homme de 53 ans souffrant de confusion, somnolence, vertiges, anxiété, faiblesse musculaire, sécheresse buccale, difficultés d’élocution et troubles visuels s’était présenté aux urgences. Selon lui, ces symptômes étaient apparus après la prise de 30 gouttes d’une préparation homéopathique contenant de l’Atropa belladonna, ou belladone, notamment utilisée par les anciens Romains pour fabriquer des flèches empoisonnées.

Les différents examens réalisés ont révélé des concentrations 600 fois plus élevées que prévu d’atropine, atteignant trois milligrames par millilitre, au lieu de 0,005 mg. Heureusement, le patient s’est rétabli au cours des 12 heures suivantes sans intervention médicale.

Selon les auteurs du rapport, un tel cas souligne l’importance de surveiller les éventuels symptômes liés à la prise de traitements homéopathiques ou holistiques, et de prescrire des préparations provenant de laboratoires reconnus.

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Anfray
1 mois

Une étude du gouvernement suisse a prouvé l’efficacité de l’homéopathie .

Baranton
1 mois

Dans un contexte professionnel, nous avions été contacté par un fabricant de produits homéopathiques afin d’acheter de la « toxine pesteuse »… Je précise bien que ce soit superflu, peu convaincus de l’intérêt de commercialiser un tel produit, nous n’avons pas donné suite.

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