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Des scientifiques de l’université d’Osaka ont dévoilé des résultats précliniques particulièrement prometteurs pour un spray nasal destiné à prévenir la neurodégénérescence associée à la démence.

Un traitement combiné

En 2016, des expériences menées sur des souris avaient montré qu’un antibiotique commun appelé rifampicine permettait de réduire l’accumulation de protéines toxiques associées au développement de la maladie d’Alzheimer et de prévenir la neurodégénérescence s’il était administré dans les tout premiers stades de la maladie. Toutefois, la mise en évidence d’effets indésirables ponctuels sur le foie avait empêché la mise en place d’essais cliniques.

Afin de contourner cet obstacle, les chercheurs avaient testé l’administration intranasale de rifampicine, qui avait permis de délivrer le médicament plus directement et efficacement au cerveau des rongeurs.

Publiée dans la revue Frontiers in Neuroscience, la nouvelle étude s’est concentrée sur un antioxydant naturel appelé resvératrol, notamment présent dans le chocolat noir et le vin rouge, et ayant récemment été étudié pour ses propriétés anti-vieillissement et anticancéreuses uniques. Les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une combinaison de rifampicine et de resvératrol, administrée par voie intranasale, pourrait être la clé d’un traitement permettant de prévenir, ou du moins de ralentir, la progression de la démence.

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Des résultats précliniques prometteurs

Une combinaison de rifampicine et de resvératrol à dose fixe a été administrée par voie intranasale cinq fois par semaine pendant un mois à différents modèles murins de neurodégénérescence, dont la maladie d’Alzheimer et la démence à corps de Lewy. Les résultats ont montré que la nouvelle thérapie combinée améliorait la cognition des rongeurs et bloquait l’accumulation de protéines toxiques dans le cerveau.

Aucun signe de dommage au foie n’a été constaté, et le traitement combiné s’est avéré plus efficace pour prévenir la neurodégénérescence que l’administration de chaque médicament séparément. Selon Takami Tomiyama, qui a supervisé les recherches, la dose de rifampicine utilisée dans la recherche s’avère minuscule par rapport à celle habituellement administrée comme antibiotique et, associée au resvératrol, elle pourrait être administrée aux humains en toute sécurité comme traitement préventif à long terme.

Les essais cliniques devraient débuter très prochainement dans un certain nombre de pays, incluant notamment le Japon et les États-Unis.

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