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La tombe d’un prince-guerrier inhumé il y a 2 500 ans avec un casque et un char découverte en Italie

Ce peuple antique est considéré comme l’un des plus énigmatiques de l’ère pré-romaine

squelette
Image d’illustration — DeStefano / Shutterstock.com

Dans l’est du pays, des archéologues italiens ont mis au jour la riche sépulture d’un membre éminent de l’une des civilisations italiques pré-romaines les plus énigmatiques : les Picènes.

Des sépultures opulentes

Ancien complexe funéraire remontant au VIe siècle avant notre ère, le site de Pini se trouve près de la ville côtière de Sirolo, qui borde l’Adriatique. Les découvertes y ayant été précédemment réalisées avaient permis de le relier aux Picènes, peuple guerrier qui occupait à cette époque la région, quand les territoires étrusques, autre civilisation influente de la péninsule italienne, s’étendaient plus loin au nord.

Ayant prospéré dans ce qui est aujourd’hui le centre-est de l’Italie entre le IXe et le IIIe siècle avant notre ère, avant leur intégration progressive à la République romaine, les Picènes n’ont pas laissé de traces écrites. De ce fait, l’essentiel de nos connaissances les concernant provient de fouilles archéologiques.

En 2020, les archéologues avaient mis au jour à Pini une « tombe princière », renfermant des ossements humains ainsi qu’un char à roues de fer, des armes et un casque. Récemment, c’est une seconde sépulture similaire qui y a été découverte. Encadrée par une palissade circulaire, elle contenait le squelette d’un homme adulte, un char en bois, un casque, une hache et des récipients en bronze scellés par des couvercles en céramique. La présence de résidus organiques suggère un banquet ou des offrandes funéraires il y a 2 500 ans environ.

Non loin de là, ce sont les restes d’une femme inhumée avec des textiles, des chaussures ainsi que plusieurs fibules, utilisées pour attacher ses vêtements ou son linceul, qui ont été découverts. Proche de sa tête, l’une de ces épingles métalliques était ornée d’un morceau d’ambre, suggérant que la défunte portait une coiffe ainsi qu’un rang social élevé. Une hypothèse appuyée par la découverte antérieure dans la même partie de la nécropole antique de la « Tombe de la Reine », enterrée avec deux chars, deux mulets et de nombreux effets personnels.

Nouvel éclairage

Selon l’équipe archéologique, s’il ne s’agit pas des premières sépultures picènes opulentes mises au jour dans la région de Sirolo, avant Pini, les sites funéraires associés à cette civilisation étaient entourés d’un fossé extérieur, symbolisant la séparation entre le monde des vivants et des morts, plutôt qu’une palissade en bois.

La nature monumentale des sépultures et l’emplacement également inhabituel du site funéraire, sur une petite colline, illustrent également sa valeur symbolique et le statut élevé des personnes inhumées.

« C’est la première fois que nous observons un noyau aristocratique complet », note Stefano Finocchi, qui a supervisé les fouilles. « Ces découvertes éclairent la structure sociale des groupes ayant donné naissance à cet important centre picène. »

Fin 2024, une étude avait révélé de nouveaux secrets génétiques des Picènes.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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