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La schizophrénie peut commencer dans l’utérus, selon une étude

En France, la schizophrénie touche environ 600 000 personnes

schizophrénie
— Ground Picture / Shutterstock.com

Jusqu’à présent, les scientifiques ignorent avec exactitude quelles sont les causes de la schizophrénie. Ils ont cependant plusieurs pistes sur ce sujet, et l’une de ces pistes les a conduits vers les tout premiers instants de la vie des personnes qui souffrent de cette maladie.

Qu’est-ce que la schizophrénie ?

La schizophrénie est un trouble mental grave qui affecte profondément les pensées, les émotions et le comportement d’un individu. Il s’agit d’une maladie chronique qui apparaît souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. La schizophrénie touche environ 1 % de la population mondiale. Le trouble se caractérise par des symptômes comme des hallucinations, des délires, des pensées troubles et une capacité réduite à s’engager dans des activités sociales ou à exprimer des émotions de manière appropriée.

La schizophrénie est ainsi un trouble qui perturbe le fonctionnement normal du cerveau, altérant la capacité d’un individu à percevoir la réalité avec précision. Bien que les causes exactes de la schizophrénie restent inconnues, les chercheurs ont fait des progrès significatifs dans la compréhension de sa complexité. Ils reconnaissent notamment qu’elle résulte probablement d’une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et neurochimiques.

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— andriano.cz / Shutterstock.com

Les altérations génétiques associées à la schizophrénie se produisent in utero

Dans cette nouvelle étude, des chercheurs de la Harvard Medical School se sont intéressés aux causes génétiques de la schizophrénie. Selon les résultats de leurs recherches publiés dans la revue Cell Genomics, des délétions génétiques associées à la schizophrénie se produisent probablement au cours de la phase précoce de la gestation. La recherche a en effet permis de savoir que les cellules responsables de la schizophrénie peuvent être observées chez les bébés dans l’utérus dès le tout début de la grossesse.

Les résultats ont également montré que les cellules schizophrènes ne sont pas toujours héréditaires. Cela renforce l’idée selon laquelle la maladie peut se développer au début de la grossesse ou à la suite de complications de la grossesse. Pour aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont examiné les données génétiques de près de 25 000 personnes atteintes ou non de schizophrénie. Ces analyses ont permis d’identifier deux gènes, nommés NRXN1 et ABCB11, qui semblent être associés à la schizophrénie lorsque des copies de ces gènes disparaissent in utero.

Le gène NRXN1 est connu pour jouer un rôle dans la transmission des signaux entre les cellules du cerveau, et des recherches antérieures ont lié des mutations héréditaires de ce gène à la schizophrénie. Quant au gène ABCB11, il est principalement connu pour coder une protéine du foie. Son lien avec la schizophrénie est donc moins certain. Quoi qu’il en soit, l’étude conclut que les altérations de NRXN1 et ABCB11 – en particulier NRXN1 – peuvent contribuer de manière significative à l’architecture génétique de la schizophrénie. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre l’étendue de leur contribution et les mécanismes par lesquels ces délétions génétiques conduisent à la schizophrénie. Avez-vous des prédispositions à la schizophrénie ? Faites ce test de l’université Yale pour le savoir.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: Science Alert

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