Le pont du Golden Gate ou la prison d’Alcatraz ont fait la renommée de San Francisco. Mais depuis quelques temps, ce sont les déjections humaines qui ont rendu la ville tristement célèbre. Ce problème trouve son origine dans un taux important de sans-abris qui n’ont pas d’autre choix que de déféquer dans les rues.

UN PROBLÈME DE GRANDE AMPLEUR ?

Cela fait maintenant 10 ans que les habitants de San Francisco cohabitent avec des milliers d’excréments. Les trottoirs ont été de plus en plus infestés au fil des ans et cela a pris des proportions presque ingérables. La quantité d’excréments est telle que la ville a agi en instaurant une Poop Patrol. Cette brigade municipale a comme seule mission de faire disparaître les nombreux excréments qui polluent la ville.

En 2018, une application dédiée à ce problème a même vu le jour : SnapCrap. Parodie de Snapchat, cette application permet aux habitants de signaler les crottes qu’ils voient et de déposer des rapports. Mais le problème n’est pas traité à la racine.

AUCUNE VRAIE ACTION ENGAGÉE POUR TRAITER LE PROBLÈME ?

Cette profusion d’excréments humains provient des nombreux sans-abris qui arpentent les rues de la ville. Cependant, rien n’est entrepris pour les aider à se loger. San Francisco compte peu de sanitaires et de toilettes publiques. Les sans-abris n’ont donc pas d’autre choix que de faire leurs besoins dans la rue.

Au-delà de cette absence d’aide, l’immobilier est difficile d’accès. Les millionnaires sont de plus en plus nombreux à s’installer et l’inégalité des revenus n’aide pas à accéder à un logement. Ces nombreux problèmes font que la ville a fait le choix de nettoyer ses rues plutôt que d’aider les personnes dans le besoin.

PLUS DE 28 000 EXCRÉMENTS RECENSÉS EN 2018

Selon l’organisme à but non lucratif Open the Books, 28 084 excréments humains ont été signalés à San Francisco en 2018. Ce chiffre est cinq fois plus élevé qu’en 2018, preuve que le problème ne fait qu’empirer. De plus, 6 676 excréments ont déjà été enregistrés depuis le début de l’année.

Il est probable que la barre des 30 000 déjections humaines soit franchie cette année si la ville ne fait rien pour aider les sans-abris à accéder simplement à des toilettes gratuites ou des logements.

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VictorineLucie G.Scipionalain minet Auteurs de commentaires récents
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alain minet
Invité
alain minet

Il faut éradiquer le problème à la base en ne nourrissant plus les sans abris: Ainsi ils ne pourront plus déféquer. Le droit de déféquer doit être réservé à ceux qui peuvent payer. Le monde ne va t il pas dans ce sens, et jusqu’à quand? Peut être jusqu’à sa… Lire la suite »

Scipion
Invité
Scipion

La situation est comparable à celle de Marseille où les déjections des SDF ajoutées à celles des chiens jonchent les rues depuis des décennies. Il y a bien quelques moto-crottes mais seulement dans les quartiers chics et les endroits à touristes et croisiéristes. Sinon la majorité municipale menée par Mr… Lire la suite »