— © E.Maniotis & T.Dogas

Un groupe d’archéologues a récemment déterré ce qui semble être un sabre rouillé. Après des recherches plus approfondies, il s’agirait d’une arme qui aurait servi aux pirates turcs. Les archéologues supposent qu’il appartenait à ces intrépides des mers durant la période médiévale. Mais pour le moment, les archéologues l’examinent encore minutieusement, car ils l’ont découvert en Grèce dans un ancien monastère. Ils ont aussi remarqué que ce sabre a une forme très inhabituelle. Errikos Maniotis, un archéologue de l’université Masaryk de Brno, tente de desceller les mystères de cet artefact.

Une épée hors du commun

Ce sabre a été découvert par les archéologues dans un ancien monastère chrétien qui se situe au nord de la Grèce, rapporte Live Science. Les archéologues estiment qu’il a été utilisé pendant une bataille qui aurait opposé les occupants de ce monastère à des pirates. Ils affirment qu’il s’agit d’une énorme découverte puisque, généralement, les armes forgées à partir du fer rouillent rapidement. D’après Errikos Maniotis, il est rare que l’on retrouve ce style d’armes. En effet, les seuls qui auraient utilisé les armes incurvées étaient les Turcs et les Byzantins durant le XIVe siècle.

Jusqu’à présent, les archéologues n’ont pas encore déterminé si ce sabre appartenait aux soldats turcs ou aux Byzantins. Afin d’avoir plus de précisions, Errikos Maniotis s’est associé avec Theodoros Dogas, un archéologue de l’Ephorie des Antiquités de Chalcidique et du mont Athos. Tous les deux vont effectuer une fouille du site sur lequel l’épée a été découverte. L’ancien monastère lui-même a été baptisé « monastère d’Agios Nikolaos de Chrysokamaros » en l’honneur d’un saint local.

La situation du site

L’ancien monastère se situe sur la côte au milieu des trois péninsules proéminentes. Son emplacement suggère fortement que plusieurs affrontements avec des pirates ont eu lieu. En effet, ce monastère a souvent été utilisé comme refuge durant les guerres. D’ailleurs, les archéologues ont découvert des graines de céréales qui ont servi de réserves. Mais le monastère est lui-même un lieu que les pirates voulaient piller. Ce dernier possédait de nombreux objets en or.

La tour du monastère mesurait environ 5 mètres de haut avant d’avoir été incendiée par les brigands. Sur le site, les chercheurs ont découvert divers débris de haches, de flèches et de sabres. Ils ont donc imaginé divers scénarios. Il se pourrait que ces débris indiquent que les soldats byzantins ont manié le sabre afin de défendre le monastère contre l’assaut des pirates turcs. Ou encore que l’épée aurait appartenu à un pirate turc lorsqu’il a mené une bataille pour conquérir les territoires byzantins.

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