— Magic mine / Shutterstock.com

Une équipe de scientifiques hongkongais a dévoilé un étrange robot présentant une consistance proche de la crème anglaise. Capable d’évoluer dans des environnements étroits, il pourrait notamment être utilisé pour récupérer des objets avalés par accident.

Un dispositif flexible

S’il existe des robots élastiques capables de manipuler des objets et des robots « fluides » capables de naviguer dans des espaces étroits, les dispositifs combinant ces deux propriétés s’avèrent nettement moins courants.

Dans le cadre de travaux publiés dans la revue Advanced Functional Materials, Li Zhang et ses collègues de l’université de Hong Kong ont mélangé des particules aimantées de néodyme avec du borax (détergent ménager courant) et de l’alcool polyvinylique (résine) afin de créer un robot gluant et malléable pouvant être contrôlé par un champ magnétique externe. Un tel mélange se révélant évidemment toxique pour le corps humain, un revêtement à base de silicium a également été ajouté.

Lors d’expériences impliquant différents modèles d’organes, le dispositif magnétique a été en mesure d’envelopper une petite pile et de se déplacer dans des espaces de quelques millimètres de large seulement. Passant facilement d’une tâche à l’autre (il peut être étiré largement ou s’enrouler comme le bras d’une pieuvre pour saisir un objet), le robot retrouve automatiquement son intégrité physique lorsqu’il est coupé en morceaux.

Le robot en action

Suivre le robot à la trace

Si l’amélioration de l’autonomie du robot représente l’un des principaux objectifs des chercheurs, les prochaines étapes consisteront à trouver un moyen de suivre ses déplacements en temps réel et à s’assurer que son enveloppe en silicium soit parfaitement imperméable, conditions indispensables pour envisager son utilisation chez l’Homme.

« Si vous voulez contrôler quelque chose à l’intérieur du corps humain pour qu’il effectue une tâche spécifique, vous devez constamment savoir où il se trouve et comment il se comporte », commente Pietro Valdastri de l’université de Leeds, au Royaume-Uni.

Selon Zhang, le robot se déplace actuellement à une vitesse comparable à celle d’un insecte, mais la modification du mécanisme de contrôle magnétique pourrait permettre de l’augmenter significativement.

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