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Un grand nombre de restaurateurs ont effectivement commencé à s’insurger contre les mesures sanitaires imposées par le gouvernement, en raison de la pandémie, qui obligent certains restaurateurs à fermer à 22 heures et d’autres à fermer totalement. Mais c’est encore loin de suffire pour redémarrer les entreprises et l’économie.

Les restaurateurs n’en peuvent plus des fermetures prématurées

« Ras-le-bol », c’est en résumé, le sentiment que ressentaient les restaurateurs, le jeudi 24 septembre 2020, rapporte Food&Sens avant l’annonce des nouvelles mesures par le préfet de police le vendredi 25 septembre. Certains restaurateurs allant même jusqu’à s’indigner que les « restaurants et bars ont été désignés comme les seuls responsables de cette pandémie » avant de rappeler que « les bars et les restaurants pèsent autant sur le PIB que les grands groupes agro-alimentaires ».

Néanmoins, dans cette crise sanitaire devenue économique, de nouvelles mesures concernant les horaires et les fermetures des cafés et brasseries munis d’un service de restauration ont été communiquées le vendredi 25 septembre 2020.

« En quoi fermer un bar à 22h au lieu de 23h va-t-il inverser la courbe ? »

L’Union des métiers de l’hôtellerie et le préfet de police de Paris se sont effectivement rencontrés dans la matinée du vendredi 25 septembre et, au terme de cette rencontre, il a été décidé que si les bars continuaient d’être fermés à 22h, les brasseries et les cafés délivrant un service de restauration pourront continuer à ouvrir au-delà. Seulement, il y aura des conditions à suivre.

Franck Delvau, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), qui a été l’invité de France Bleu Paris, a effectivement expliqué que les clients pouvaient rester boire un verre dans ces établissements à la condition qu’ils mangent pour de vrai et ne grignotent pas un paquet de chips. Il déclare précisément qu’il doit y « avoir quelque chose sur la table mais pas un paquet de chips, il faudra un couteau, une fourchette… ». Il prévient également qu’il y aura des contrôles. Ainsi, détaille-t-il, « les établissements qui ont une licence 4 mais aussi une licence de restauration ou petite restauration pourront rester ouverts ».

Néanmoins, ces éclaircissements du préfet de police de Paris sont encore mal reçus par les propriétaires de bars qui, selon Food&Sens, se demandent « en quoi fermer un bar à 22h au lieu de 23h va-t-il inverser la courbe ? ».

Le gouvernement tente de rassurer

Le mardi 29 septembre, le Premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ont rencontré des restaurateurs, hôteliers et cafetiers pour tenter de les rassurer en leur annonçant de nouvelles mesures : une exonération des charges sociales, le chômage partiel passe de 84 % à 100 % pour le personnel congédié, jusqu’à la fin de l’année. De plus, les aides pourront grimper jusqu’à 10 000 euros par mois pour les établissements contraints de fermer totalement ou qui auront perdu 80 % de leur chiffre d’affaires.

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