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Bien avant le mégalodon, ces requins préhistoriques atteignaient déjà des tailles colossales

« Le plus grand de ces cardabiodontidés mesurait environ 6 à 8 mètres de long et pesait plus de 3 tonnes »

Grand Requin Blanc
— Fiona Ayerst / Shutterstock.com

La découverte de fossiles de squales préhistoriques au large de l’Australie repousse l’origine des requins lamniformes géants d’une quinzaine de millions d’années.

Géants marins du Crétacé

Sur la base des découvertes fossiles réalisées à ce jour, on estime que les requins lamniformes sont apparus durant la première moitié du Crétacé, ère géologique marquée par l’émergence de certains des dinosaures et reptiles marins préhistoriques les plus iconiques.

Si le plus imposant représentant actuel de cet ordre de squale est incontestablement le grand requin blanc, pouvant mesurer plus de 6 mètres de long et dépasser la tonne, on estime la taille du mégalodon (Otodus megalodon), disparu il y a environ 3,5 millions d’années, à une quinzaine de mètres.

Les squelettes cartilagineux des requins se fossilisant mal, les témoignages lointains de ces créatures marines se résument à des dents, et, beaucoup plus rarement, des vertèbres. C’est précisément ce type de « reliques » que des paléontologues ont récemment mis au jour au large de la ville australienne de Darwin (nord du pays).

L’examen et la comparaison de ces cinq vertèbres fossilisées, exhumées d’une formation remontant à l’Aptien supérieur et affichant un diamètre maximal de 12,6 centimètres, indiquent que les lamniformes peuplant ces eaux il y a 115 millions d’années étaient de véritables colosses. Selon les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Communications Biology, « le plus grand de ces cardabiodontidés mesurait environ 6 à 8 mètres de long et pesait plus de 3 tonnes ».

Les origines des lamniformes réécrites

Bouleversant la chronologie des lamniformes, ces découvertes suggèrent également qu’ils sont apparus dans les eaux de l’hémisphère sud, et non les mers de l’Amérique du Nord et de l’Europe, comme semblaient l’indiquer leurs plus anciens témoignages fossiles connus jusqu’à présent, vieux de 100 millions d’années.

« Ils rivalisaient avec certains des plus grands reptiles marins de l’époque, ce qui implique qu’ils aient occupé très tôt dans leur histoire évolutive les niches écologiques typiques des grands prédateurs », estiment les chercheurs.

De façon intrigante, la formation de Darwin a pour l’heure uniquement livré les restes de reptiles prédateurs « intermédiaires », laissant ainsi penser que les squales de la région n’étaient pas en concurrence avec les plus redoutables de ces anciens monstres marins.

Au cas où vous l’ignoriez, voici à quoi servent les narines des requins.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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