La désillusion : la reproduction des cétacés en captivité va rester légale en France

Alors que Ségolène Royal, ex-ministre de l’écologie, avait pris le 3 mai 2017 un arrêté ministériel interdisant la reproduction en captivité des cétacés, le Conseil d’État vient tout juste de casser cette décision : les zoos et les delphinariums pourront de nouveau faire se reproduire les cétacés.

 

Un arrêté cassé par le conseil d’État

Le 3 mai 2017, Ségolène Royal avait signé un arrêté destiné à réglementer les delphinariums de France. Notre ancienne ministre de l’écologie voulait notamment interdire les produits chlorés dans les bassins, augmenter d’au moins 150 % leur surface, interdire les contacts directs avec le public (immersions avec les dauphins par exemple) et surtout, mesure extrêmement importante : interdire la reproduction des dauphins et des orques dans ce genre d’établissement. Tout cela au profit du bien-être animal.

Une décision qui n’avait pas du tout plu à trois parcs marins, dont Marineland et le Parc Astérix, qui n’avaient pas hésité à saisir les autorités compétentes pour faire annuler cet arrêté. C’est désormais chose faite en cette journée du 29 janvier 2018, date à laquelle les possesseurs de parcs marins pourront de nouveau faire reproduire les cétacés.

 

Une véritable défaite pour la cause animale

L’arrêté pris par Ségolène Royal n’avait rien de personnel : il prévoyait, à terme, l’arrêt de la captivité des cétacés. Êtres sociaux extrêmement développés, les dauphins et les orques disposent d’une intelligence sans pareille dans le monde animal. 

Avec son arrêté, Ségolène Royal voulait également mettre un terme à la souffrance animale. Dans le monde, il y aurait environ 2 000 dauphins captifs, gardés bien loin de leur milieu naturel. Contraints par leurs « propriétaires », ils sont nourris, selon Libération, de « poissons décongelés et abreuvés par intubation dans l’estomac ». De nombreux dauphins meurent alors qu’ils sont encore bébés, et les nouveaux arrivants sont majoritairement arrachés à leur famille.

Cette décision du conseil d’État est un véritable coup dur pour les défenseurs des cétacés, qui se réjouissaient pourtant de la décision prise par la France il y a de cela quelques mois…


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