Alors que la réintroduction du loup divise en France, voici ses incroyables bénéfices à Yellowstone

Alors que la réintroduction du loup en France fait débat, une étude américaine montre que le retour de l’animal dans la nature a des effets bénéfiques sur l’écosystème. Dans le parc de Yellowstone, le loup a permis de raviver la vie animale et végétale, des conséquences inattendues démontrant le rôle clé de l’espèce. 

 

LE LOUP, ANIMAL DISPARU PUIS RÉINTRODUIT

Présent à l’état sauvage dans le parc de Yellowstone, l’histoire du loup aux Etats-Unis aurait pu être bien plus courte si l’Homme n’était pas intervenu. A l’origine, l’animal était très répandu et vivait sur l’ensemble de l’Amérique du Nord. Cependant, les campagnes d’éradication menées dans les années 30 ont failli faire totalement disparaître l’espèce.

Il a fallu attendre 1995 et la réintroduction de quelques individus pour que le loup recommence à peupler les Etats-Unis. Aujourd’hui, plus d’une centaine d’individus sont recensés et ils jouent un rôle majeur dans la chaîne alimentaire et l’écosystème du parc. C’est ce que révèle une étude menée par Mark Boyce, professeur d’écologie à l’université d’Alberta, sur la dynamique de l’écosystème du parc sur les 40 dernières années.

 

EN QUOI LE LOUP AIDE-T-IL L’ECOSYSTEME DU PARC DE YELLOWSTONE ?

Le loup aide dans un premier temps à réguler la population d’ongulés (élans, wapitis…) et cela a un impact sur la végétation. Comme les élans se nourrissent de saules et de peupliers, le loup aide ces arbres à récupérer en évitant une surpopulation et donc surconsommation. L’arrivée de l’espèce dans le parc a également eu une influence dans la relation entre les autres animaux.

Auparavant, les interactions entre ours et ongulés étaient assez rudimentaires. Depuis l’arrivée du loup, les ours ont tendance à favoriser la survie des jeunes ongulés en les protégeant des loups et d’autres animaux comme le bison se multiplient, prenant la place du wapiti comme principal herbivore du parc.

 

UN ANIMAL FACILITANT LA SURVIE D’AUTRES ESPÈCES ?

Si le loup s’est fait une place au milieu des autres animaux, il participe sans le savoir à leur survie hivernale. A cause du réchauffement climatique, les hivers sont plus doux et certaines espèces peinent à se nourrir. Le loup les aide à sa manière en laissant derrière lui les restes des animaux qu’il mange.

Ces restes constituent le repas des charognards du parc comme les aigles ou les coyotes. En laissant ainsi une partie de son repas à d’autres animaux, le loup joue un rôle clé dans l’adaptation des espèces face à leurs nouvelles conditions de vie imposées par les changements climatiques.

 


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