Loin de la souffrance, ces animaux d’élevage ont droit à une seconde chance dans ce refuge d’Ardèche

En Ardèche, deux enseignants ont décidé de donner à des animaux d’élevage destinés à l’abattage une second vie. Depuis 2015, ils mettent tout en place pour accueillir des bêtes grâce à des bénévoles, et des dons d’internautes.

 

Sauver les animaux de l’abattage pour une seconde vie

Les animaux d’élèves sont parfois victimes d’un triste sort et finissent à l’abattage. Cécile et Clément changent la donne et leur offrent une chance de s’épanouir sur des terres ardéchoises. Désormais, huit chèvres et moutons ornent le refuge « Le Mistral » ouvert depuis 2017.

Les deux sauveurs souhaitent étendre ce lieu à une soixantaine d’animaux. Pour cela, ils misent sur le financement collectif et le parrainage des individus. Un moyen d’agrandir les zones d’accueil et créer un enclos pour les lapins, un bâtiment pour les poules, une mare aux canards, une tanière pour les cochons sans oublier une salle de soin et un parc de quarantaine pour les animaux malades ou blessés sur une surface de presque deux hectares.

Cécile et Clément veulent ouvrir le refuge au public, avoir la possibilité de sensibiliser notamment les enfants à la vie des animaux d’élevage. « L’idée est de donner envie aux gens de poser un nouveau regard sur ces individus, et ainsi de peut-être faire des choix plus éclairés, mais sans culpabilisation ou jugement de notre part. Simplement en les laissant tisser une relation différente avec ces espèces qu’on invisibilise de plus en plus dans notre société”, confie Clément à la Carotte Masquée.

De l’amour des animaux à la création d’un refuge

C’est d’abord par amour des animaux que le refuge Le Mistral a pu voir le jour. “Personnellement, j’ai grandi à la campagne et j’ai toujours été entouré d’animaux, je ne pouvais pas imaginer rester loin d’eux, ou voir mes enfants perdre ce lien si précieux », explique Clément.

Le choix se porte rapidement vers les animaux dits d’élevages, « L’idée de n’accueillir que des animaux sauvés de filières d’élevage s’est vite imposée à nous comme la seule en accord avec nos valeurs », poursuit-il lors de son interview avec la Carotte Masquée.

Cet été, ainsi qu’en automne avec l’aide de bénévoles, doivent avoir lieu les chantiers participatifs pour faciliter l’accueil de nouveaux arrivants. Thunder, un agneau abandonné près de Bordeaux, ou Indiana, une brebis sauvée avant l’abattage verront alors les rangs grossir.


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