— © NASA

À l’occasion de son dernier survol du Soleil, l’appareil de la NASA a établi deux nouveaux records en matière de vitesse et de proximité avec l’astre. Jusqu’à son lancement, ceux-ci étaient détenus par les sondes spatiales Helios, déployées dans les années 1970.

Deux nouveaux records

Lancée en 2018 dans le but d’étudier le Soleil de très près, la sonde solaire Parker de la NASA continue de se rapprocher de sa cible, établissant successivement de nouveaux records de vitesse. Le dernier en date a été réalisé lors d’un passage « serré », au cours duquel l’engin spatial a franchi la barre des 532 000 km/h, soit plus de 147 km par seconde, alors qu’il entamait sa huitième boucle autour du Soleil.

De la taille d’une voiture, l’appareil a été spécifiquement conçu pour se rapprocher de notre astre comme aucun autre engin spatial avant lui. Pourvue d’un bouclier thermique en carbone composite pour repousser l’énergie de l’étoile et rester « fraîche » à des températures de près de 1 377 °C, la sonde a effectué une série de survols de Vénus afin de tirer parti de la gravité de la planète et se propulser vers le Soleil, le quatrième et plus récent ayant eu lieu en février dernier.

La dernière boucle de la sonde Parker autour de notre étoile l’a également vue s’approcher à une distance de 10,4 millions de km seulement de sa surface, battant le précédent record en la matière (13,5 millions de km), qu’elle avait elle-même établi le 17 janvier.

— Twin Design / Shutterstock.com

Une mission importante pour la NASA

Alors qu’elle évoluait en territoire inconnu, la sonde solaire Parker a utilisé une série d’instruments embarqués (comprenant des outils d’analyse des champs magnétiques, des particules à haute énergie et d’imagerie) afin de recueillir des informations sur l’atmosphère solaire et ainsi mieux comprendre les phénomènes qui s’y produisent. Cette collecte de données doit se poursuivre jusqu’au 4 mai.

L’engin doit effectuer un total de 24 boucles autour de notre astre, ce qui signifie qu’il a actuellement réalisé un tiers de sa mission. Les scientifiques espèrent que cette dernière pourra nous aider à mieux cerner l’origine des vents solaires, qui peuvent avoir des effets destructeurs sur les GPS, les satellites et les réseaux électriques, voire peut-être à comprendre comment la vie est apparue sur notre planète.

L’engin spatial effectuera son ultime survol du Soleil en 2024.

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