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C’est un fait : le réchauffement climatique ne cesse de sévir sur l’ensemble du globe. Alors que de graves événements climatiques ont déjà eu lieu dans le passé, les autorités n’ont pourtant pas réagi à temps. Aujourd’hui, l’urgence climatique est une problématique qui commence seulement à être davantage abordée. Une prise de conscience qui reste très tardive.

« REGRETS ET CONSTERNATIONS » FACE À L’INACTION POUR LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Alors que l’ampleur du réchauffement climatique est connue depuis plusieurs années, les autorités internationales n’ont toujours rien fait. Elles semblent d’ailleurs prendre seulement conscience depuis peu des enjeux d’une telle problématique environnementale.

Le Centre national de recherches météorologiques et l’Institut Pierre-Simon-Laplace ont réalisé diverses recherches. Au mois de septembre 2019, ces institutions scientifiques ont publié les résultats de ces études. Résultats particulièrement inquiétants. En effet, si la combustion des ressources fossiles se poursuit, la température moyenne mondiale risque d’augmenter d’ici 2100, de 6 °C à 7 °C. Les équipes à l’origine de ces recherches avaient pourtant expliqué, dans un ancien rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, que les températures n’augmenteraient que d’environ 1 °C.

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DES RISQUES POURTANT CONNUS DEPUIS 1979

Pourtant, les fait ont montré que les spécialistes savent depuis au moins la fin des années 1970 que de telles catastrophes sévissent sur Terre. De plus, ils ont déjà pris connaissance du fait que les émissions humaines de gaz à effet de serre modifient considérablement le climat terrestre. Pourtant, rien n’a été fait jusqu’à présent afin de limiter les dégâts et la situation est aujourd’hui de plus en plus critique.

« Les conséquences de l’accumulation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, bien qu’incertaines, peuvent être désastreuses. Le dioxyde de carbone bloque l’évacuation du rayonnement de la Terre dans l’espace. L’effet de serre résultant peut réchauffer le climat, en particulier dans les régions polaires. Les régimes des vents et des précipitations, les courants marins pourront être déstabilisés, les zones agricoles pourraient se déplacer vers le Nord, là où la terre est moins fertile, et la fonte des calottes polaires pourrait à terme élever le niveau des mers jusqu’à 6 mètres, inondant les plaines côtières fortement peuplées, partout dans le monde. Dans le passé, de petites variations du climat ont perturbé les récoltes dans de nombreux pays et ont porté les pays du Sahel, en Afrique de l’Ouest, au bord de la ruine. Il n’est pas difficile de voir comment une intensification de l’effet de serre peut produire une catastrophe bien pire que tout accident nucléaire imaginable », indiquait déjà le numéro du 12 juillet 1979 du New York Times.

La question du réchauffement climatique n’est donc pas nouvelle. Pourtant, à l’annonce de ces inquiétants dangers environnementaux, nombreux étaient ceux à soulever un certain scepticisme. Scepticisme surtout de nature économique. En effet, limiter les émissions de gaz à effet de serre ou autres émissions polluantes, entraînerait la mise en place d’une taxation mondiale du carbone. De plus, face à cela, les années 2000 ont vu monter une certaine décrédibilisation de la science climatique. Les résultats des études étaient jugés comme non-valides et comme très peu fiables.

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UNE INQUIÉTANTE AUGMENTATION DES CATASTROPHES CLIMATIQUES

En 1988, c’est en Amérique que les températures avaient considérablement augmenté un été. Pourtant, rien de particulier n’avait été entrepris afin de lutter contre cette inquiétante vague de réchauffement et la situation n’avait pas été prise au sérieux. « Pour comprendre la réalité du réchauffement, il faut avoir de l’eau dans son salon. Un jour, à New York, ils verront de l’eau dans leur salon et ils se diront : ‘Tiens, le changement climatique est une réalité !' », avait alors annoncé Mohamed Nasheed, président des Maldives de 2008 à 2012. A nouveau, rien n’avait été entrepris pour lutter davantage contre ces changements climatiques.

Encore aujourd’hui, le réchauffement climatique sévit. Les températures n’ont jusqu’à présent augmenté que de 1 °C, mais les sécheresses, canicules et inondations ne cessent de s’amplifier de jour en jour. De plus, les océans ont déjà augmenté de près de 20 cm et l’eau est 25 % de fois plus acide qu’auparavant. Si rien n’est entrepris, les chiffres continueront de monter.

La France est un exemple qui permet d’illustrer cette situation catastrophique. En effet, chaque été, la hausse des températures entraîne de plus en plus d’accidents climatiques, y compris dans des zones pourtant peu touchées jusqu’à présent. Entre 1950 et 1990, moins de deux épisodes caniculaires par décennie s’y déroulaient. Néanmoins, entre 2010 et 2019, ce sont 16 catastrophes caniculaires qui y ont eu lieu.

L’été 2019 a d’ailleurs été le plus chaud jamais enregistré dans le monde entier. En Sibérie, de foudroyants incendies incontrôlables ont frappé une forêt boréale de la taille de la Belgique en seulement quelques mois. La France a subi deux épisodes caniculaires, avec des températures allant jusqu’à plus de 41 °C dans certaines régions à la fin du mois de juillet. A Gallargues-le-Montueux, dans le Gard, les températures sont montées jusqu’à 46 °C, soit 30 °C au-dessus des températures normales du cercle polaire. De plus, en Inde, les habitants de la ville de Chennai ont dû être ravitaillés d’urgence en eau potable. Enfin, au Sahel, les épisodes de sécheresse ne cessent de s’intensifier et pourraient devenir une « habitude » pour les habitants.

Les émissions de gaz à effet de serre étant de plus en plus importantes, les températures pourraient dépasser les normales de 2 °C d’ici 2030-2040, par rapport aux objectifs fixés par l’accord de Paris.

Au-delà des températures qui ne cessent d’augmenter, les océans sont également au cœur du problème. En effet, ils ont déjà absorbé plus de 90 % des chaleurs produites à cause des émissions de gaz à effet de serre, et ce, depuis l’après-guerre. Ils absorbent également une grande quantité de dioxyde de carbone. Les zones mortes de l’océan ont augmenté leur surface de 3 % à 8 % entre 1970 et 2010. Ainsi, les espèces marines peinent à survivre, à se reproduire et sont de plus en plus vulnérables. Les écosystèmes marins meurent progressivement de jour en jour. Par ailleurs, la fonte des glaces intensifie la montée des eaux et multiplie les phénomènes d’inondations. Dans un récent rapport sur l’océan, le GIEC souligne que de plus en plus d’individus seront victimes de ces montées des eaux dans les années à venir. Les chercheurs à l’origine de ces recherches ont d’ailleurs montré que près d’1 milliard de personnes, sur seulement 680 millions vivant au bord des côtes, subiront à l’avenir l’érosion des océans, y compris à l’intérieur des terres, et l’intensification des inondations.

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AhOuiChiroKuroGuillaume Auteurs de commentaires récents
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Guillaume
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Guillaume

Le réchauffement climatique est une réalité puisqu’il s’inscrit dans les cycles naturels de la terre. Par contre croire que c’est l’activité humaine qui en est l’origine c’est faux et particulièrement prétentieux…