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Une nouvelle étude menée par la Global Health Alliance Australia (GHAA) estime que les conséquences du changement climatique sont loin d’être uniquement environnementales. Celui-ci aurait également un effet terrible sur nos corps et nos cerveaux. Explications.

Les conséquences insoupçonnées du changement climatique

Portant sur les populations de la zone Asie-Pacifique, les travaux menés par ce groupe de chercheurs australiens ont permis de mettre en évidence les conséquences insoupçonnées du changement climatique. Il se trouve que la baisse des cultures, ainsi que celle de la variété et de la qualité des aliments conduiraient à des problèmes de malnutrition, tandis qu’en réduisant l’activité physique globale, la hausse des températures favoriserait l’obésité. Les scientifiques ont également relevé une réduction du QI chez les enfants dont les parents ont survécu à des catastrophes naturelles, se faisant de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique.

Selon les experts de la Global Health Alliance Australia,
la baisse de QI serait due au fait que « les hormones de stress traversent le placenta et produisent des effets indésirables sur le développement neurocognitif du fœtus ». Tandis que l’absorption de perturbateurs endocriniens, présents dans de nombreux produits à base de combustibles fossiles, « modifierait le contenu microbien de l’intestin », ce qui conduirait également à « une modification du développement des adipocytes, ou cellules stockant la graisse, pour le fœtus » chez les femmes enceintes.

Il est indispensable d’agir rapidement

L’étude révèle par ailleurs que les personnes vivant dans les zones rurales seraient plus touchées par les effets du réchauffement climatique et l’évolution des conditions météorologiques : la baisse de la productivité agricole serait notamment associée à une hausse des taux d’anxiété, de dépression, de suicide et toxicomanie. Ses auteurs appellent à une mobilisation immédiate des pouvoirs publics, à la reconnaissance de ses impacts sur la santé humaine, à la sensibilisation des professionnels de santé et à l’élaboration de programmes spécifiques visant à en réduire les terribles effets.

En janvier dernier, le rapport d’un groupe d’experts de la revue The Lancet avait de son côté estimé que les multinationales de l’alimentaire devaient être encadrées de la même façon que les industries du tabac. Ceux-ci soulignaient notamment que le système alimentaire mondial était responsable de pandémies d’obésité et de dénutrition, générait 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre (élevage de bétail, acheminement…), tandis que nos moyens de transport, dominés par l’automobile, « favorisaient un mode de vie sédentaire tout en produisant 14 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre » à l’échelle de la planète.

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