Au Québec, le français est de plus en plus délaissé par les nouveaux arrivants, qui pratiquent majoritairement l’anglais. Afin de remettre la langue de Molière au premier plan, le gouvernement québécois débloque des fonds supplémentaires afin de favoriser son apprentissage.

Un plan à 170 millions de dollars pour valoriser l’apprentissage du français

Début juillet, Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration du Québec, a annoncé que son gouvernement allait débloquer 70 millions de dollars supplémentaires dans le cadre du plan visant à favoriser l’apprentissage du français par les nouveaux arrivants, portant le coût total de l’opération à 170 millions de dollars par an. L’accès aux cours de français sera élargi aux immigrés vivant sur le territoire depuis plus de cinq ans, tandis que l’allocation hebdomadaire versée aux personnes suivant ces cours à temps plein passera de 141 à 185 dollars.

Comme l’a expliqué Jolin-Barrette : « L’immigration est l’une des solutions à la pénurie de main-d’œuvre. En donnant la possibilité à tous les immigrants d’apprendre le français, nous améliorons leurs chances de trouver un emploi correspondant à leurs compétences et répondant aux besoins du marché du travail. » Le financement supplémentaire consenti par le gouvernement québécois devrait entraîner l’embauche de 80 professeurs de français et permettre la création de 300 classes supplémentaires.

4 500 apprenants supplémentaires chaque année

Selon les calculs du ministère de l’Immigration, ce vaste plan permettra chaque année à 4 500 immigrants supplémentaires de suivre des cours de français à temps plein, portant le total des apprenants à 17 500. L’annonce a été accueillie favorablement par les grandes entreprises du pays, qui réclamaient depuis plusieurs années des mesures fortes de la part du gouvernement afin de favoriser l’intégration professionnelle des nouveaux arrivants et des immigrés résidant sur le sol québécois depuis plusieurs années.

Stéphane Forget, président de la Fédération des chambres de commerce du Québec, a estimé que ces mesures allaient permettre « une intégration plus rapide et plus facile des travailleurs immigrants au sein des entreprises installées au Québec » et pousseraient les employeurs à « conserver les travailleurs intérimaires étrangers ». De son côté, Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat, a déclaré : « Compte tenu de l’état du marché de l’emploi dans la province, toutes les initiatives encourageant les immigrants à venir s’établir au Québec sont bonnes à prendre. »

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