3 raisons d’aller voir la Prophétie de l’Horloge, le film déjà en tête du box-office américain

La Prophétie de l’Horloge sort en salle en France demain ! Ce blockbuster fantastique et familial, sorte de film d’épouvante pour enfants, sort largement du cadre d’un film jeunesse et devrait séduire également les plus vieux. La preuve : il est déjà de très loin numéro 1 du box-office depuis sa sortie aux Etats-Unis !

Entre film d’épouvante et compte fantastique

Synopsis : Suite à la mort de ses parents, Lewis Barnavelt, âgé de dix ans, part vivre chez son oncle dans une vieille demeure hantée et dont les murs résonnent d’un mystérieux tic-tac. Lorsque Lewis réveille par erreur les morts, c’est tout un monde secret de mages et de sorcières qui se déchaine subitement dans cette ville en apparence tranquille. La voisine, une certaine Madame Zimmerman, est également magicienne…

Rien de bien original a priori dans ce scénario conforme aux canons du genre, d’Harry Potter à Hugo Cabret en passant par les nombreuses productions de Disney dédiées à un publique pré-ado. Mais c’est d’abord la patte du réalisateur qui donne un certain mordant au film. Car Eli Roth s’est fait connaître pour…ses film d’horreurs particulièrement gores (et parfois même interdits aux mineurs, un comble !) tels que The Green Inferno ou Knock Knock. Un choix osé, et finalement payant.

 

Une atmosphère particulière

On retrouve son savoir-faire dans la maison de l’oncle, organisée dans le plus pur style de la maison hantée. Le maître de l’épouvante parvient ici à appliquer son savoir-faire à un nouveau publique, tout en éliminant les éléments extrêmes qui ont fait son succès (érotisme, violence, trash..). Il conserve ainsi le sens du rythme et du suspens nécessaire à maintenir le spectateur en haleine à travers de nombreuses péripéties qui rapprochent le film du cinéma d’aventure. L’ambiance générale est d’ailleurs très bien servie par la bande originale léchée et omniprésente.

Décors baroques du manoir, costumes sophistiqués, évocation de l’Amérique des années 1950…Le film garde un pied dans le réel malgré la multiplication d’effets spéciaux assez bluffant (les studios Spielberg étaient eux aussi sur le coup) qui nous ancrent eux dans l’univers magique et fantastique de ce conte.

 

Un film pour petits et grands

Côté casting, on retrouve avec plaisir Jack Black dans le rôle de l’oncle. Il égaye par ses pitreries et ses drôleries le film, lui l’habitué des productions pour la jeunesse (Jumanji, Chair de Poule, Les voyages de Gulliver). Plus surprenante, et tout aussi réjouissante, est la présence de l’immense Kate Blanchett, qui incarne le rôle de Mme Zimmerman avec son talent habituel. Quant à Owen Vaccaro, il ne dépare pas dans cette distribution aux côtés des plus grands, dans le rôle de l’enfant doué et sensible, vulnérable et plein d’imagination, perdu dans cette « normalité » des années 1950.

Finalement, cette adaptation du roman pour enfants publié en 1973 par John Bellairs et illustré par Edward Gorey nous offre ce qu’on lui demande : 1H45 de pur divertissement. Avec ses deux niveaux de lecture, les plus âgés apprécieront les innombrables références cinématographiques glissées dans le film, tandis que les plus jeunes se laisseront à coup sûr embarquer dans ce film trépidant bourré d’effets spéciaux merveilleux. Onirique, émouvant, tantôt drôle, tantôt angoissant, La prophétie de l’horloge s’affirme déjà comme LE film familial de cette rentrée.


En 1950, l’Inde a refusé de participer à la Coupe du Monde de Football parce qu’il fallait porter des chaussures

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